Voyager en avion expose à une pollution invisible bien pire que prévu, révèle une étude alarmante

Saviez-vous que les passagers aériens inhalent des particules ultrafines à des niveaux alarmants, augmentant les risques de maladies graves ?

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Voyager en avion expose à une pollution invisible bien pire que prévu, révèle une étude alarmante
Voyager en avion expose à une pollution invisible bien pire que prévu, révèle une étude alarmante © RSE Magazine

Une étude récente menée par des chercheurs français met en lumière un problème invisible mais inquiétant pour la santé des voyageurs : l’exposition à des niveaux très élevés de particules ultrafines lors de vols commerciaux, relaye Cnews. Ces particules, invisibles à l’œil nu, présentent un risque sanitaire notable, surtout pendant les phases d’embarquement et de débarquement.

Ce que ça fait à la santé

Sous la direction d’experts de l’Université de Paris Cité et de l’École du Val-de-Grâce, l’étude rappelle que ces particules, appelées PUF (particules ultrafines), pénètrent beaucoup plus profondément dans les poumons que les particules plus grosses. Le corps a du mal à les filtrer, ce qui les rend particulièrement problématiques. L’exposition à ces particules est liée à des maladies respiratoires, au diabète et même à la démence, selon plusieurs travaux. Parmi eux, une vaste enquête menée aux Pays-Bas sur 11 millions de personnes établit un lien entre l’exposition aux PUF et des décès prématurés, notamment liés au cancer du poumon.

Qui sont ces polluants et quand ils apparaissent

Les particules de carbone noir figurent aussi parmi les polluants identifiés. Malgré leur danger, elles ne sont pas couvertes par la réglementation actuelle sur la pollution atmosphérique. Grâce à une analyse de régression multivariée, les chercheurs ont constaté que les phases d’embarquement et de débarquement présentent des concentrations deux fois supérieures au seuil recommandé par l’OMS. En revanche, en phase de croisière les niveaux mesurés sont bien plus bas, inférieurs à ceux observés dans le métro ou dans les taxis parisiens.

Les relevés ont été réalisés principalement à l’aéroport Charles-de-Gaulle : ils montrent que la concentration de particules, jusqu’à 1 km de l’aéroport, est comparable à celle que l’on observe à quelques mètres du périphérique parisien. Certains éléments détectés pouvaient parfois être retrouvés jusqu’à 5 km de l’aéroport.

Les solutions possibles, et l’obstacle des coûts

Pour réduire ces émissions, l’étude propose d’améliorer la qualité des carburéacteurs ou de procéder à un nettoyage du carburant par hydrotraitement (procédé de traitement du carburant visant à enlever des impuretés). Ces mesures pourraient diminuer les émissions de particules ultrafines d’environ 70 %. Mais elles posent un vrai défi financier : les coûts d’entretien et d’exploitation associés risquent d’être un frein important pour les compagnies aériennes.

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