Le 4 septembre 2025, la Corée du Sud a annoncé une avancée notable dans le recyclage des plastiques grâce à une torche à plasma. Le Korea Institute of Machinery & Materials (KIMM), à l’origine de la méthode innovante, affirme que le procédé peut désintégrer le plastique en une fraction de seconde, offrant une alternative plus écologique et efficace aux méthodes actuelles. Cette nouveauté arrive à un moment où la lutte contre la pollution marine est un enjeu majeur.
La torche à plasma : comment ça marche
Les techniques classiques de recyclage, comme la pyrolyse (décomposition thermique en l’absence d’oxygène), ont leurs limites. Par exemple, la pyrolyse utilise des températures d’environ 600 °C pour décomposer le plastique, mais elle dégage des gaz à effet de serre et des fumées toxiques.
La torche à plasma développée par le KIMM fonctionne à des températures bien plus élevées, entre 1000 °C et 2000 °C, et, selon l’institut, peut désintégrer le plastique en seulement 0,01 seconde.
Le directeur du programme au KIMM explique : « Nous avons mis au point un procédé permettant de convertir avec succès des déchets plastiques mixtes en matières premières, une première mondiale. Nous allons maintenant nous efforcer de résoudre les problèmes liés aux déchets et aux émissions grâce à des démonstrations continues et à la commercialisation de cette avancée majeure. », rapporte Gizmodo. Cette déclaration montre l’ambition du projet : non seulement recycler, mais aussi réduire, voire supprimer, les effets environnementaux des procédés actuels pour une réduction des déchets marins.
Ce que ça change pour l’environnement et les produits obtenus
Un point clé de la technologie, selon le KIMM, est l’utilisation de l’hydrogène comme source d’énergie, ce qui devrait, en théorie, réduire fortement l’empreinte carbone liée au recyclage. Le procédé ne se contente pas de détruire le plastique : il génère aussi des molécules utiles comme le benzène et l’éthylène, qui peuvent servir à fabriquer à nouveau du plastique sans recourir à des alternatives durables.
Pour autant, la nouveauté suscite aussi du scepticisme. Un rapport de GreenPeace publié en 2022 rappelle les dangers du « mythe du recyclage ». Il faudra donc observer de près les démonstrations et la mise en marché pour voir si la promesse se confirme.








