Sommet climat à l’ONU : pourquoi la France a le mauvais rôle devant le monde entier

Alors que la COP30 approche, seuls 47 pays sur 118 ont renforcé leurs engagements climatiques.

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Sommet climat à l’ONU : pourquoi la France a le mauvais rôle devant le monde entier
Sommet climat à l’ONU : pourquoi la France a le mauvais rôle devant le monde entier © RSE Magazine

Le 24 septembre, un sommet important sur le climat s’est tenu à New York sous l’égide des Nations unies, à l’approche de la prochaine COP30. Cet événement a rassemblé des représentants de 118 pays pour discuter des enjeux environnementaux cruciaux. Alors que les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir, la rencontre avait pour but de renforcer les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris. Toutefois, les discussions ont mis en lumière de fortes disparités entre les contributions de chacun, suscitant des critiques et des attentes mitigées.

Un engagement international moins enthousiaste

Sur les 118 pays présents, seuls 47 ont décidé d’améliorer leurs objectifs climatiques. Parmi eux, on retrouve le Japon, le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège, la Suisse, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, le Nigeria et le Népal. Ensemble, ces nations représentent environ 25,7 % des émissions mondiales. Ces nouveaux engagements doivent permettre de respecter les « contributions déterminées au niveau national » (NDCs) prévues par l’Accord de Paris de 2015, avec une mise à jour tous les cinq ans.

Pourtant, malgré ces promesses, beaucoup estiment que les actions restent insuffisantes face à l’ampleur du défi climatique. Stela Herschmann, spécialiste de la politique climatique au sein du collectif brésilien d’ONG l’Observatoire du Climat, a exprimé sa déception : « Le retard dans la soumission des NDCs montre bien que nombreux sont les pays qui se détournent de la lutte contre la crise climatique. »

La Chine et les États-Unis sur la sellette

Les deux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, la Chine et les États-Unis, ont particulièrement été examiné lors du sommet. Sous l’administration Trump, les États-Unis s’étaient retirés de l’Accord de Paris, mais ils se sont depuis réengagés sous la présidence actuelle. De son côté, Xi Jinping a annoncé que la Chine visait à réduire ses émissions de 7 % à 10 % d’ici 2035. Pourtant, Li Shuo de l’Institut de politique de l’Asia Society a pointé du doigt Pékin en lui reprochant un manque d’ambition : « La Chine n’assume pas le rôle de leader climatique que le monde attend désespérément. »

L’Europe entre ambition et embûches

L’Union européenne a elle aussi dévoilé ses ambitions en matière de climat avec une « déclaration d’intention » qui prévoit une réduction des émissions comprise entre 66,25 % et 72,5 % d’ici 2035. Cependant, Gaïa Febvre explique que la France a imposé de nombreuses conditions qui ont ralenti les obstacles aux discussions européennes. Ce jeu de contraintes internes risque de freiner la mise en oeuvre rapide des objectifs fixés par l’Europe.

En route vers une COP30 décisive

Alors que la communauté internationale se prépare pour la COP30, qui se tiendra du 10 au 21 novembre à Belém en Amazonie brésilienne, l’espoir est de voir émerger des engagements plus ambitieux. Mme Febvre confie ainsi : « Nous espérons que les pays n’ayant pas encore respecté les échéances proposeront des objectifs plus fermes. » Le président brésilien Lula a lui aussi insisté sur la nécessité de faire de cette prochaine conférence un moment déterminant en déclarant : « Le succès de la COP30 dépend de chacun de nous ! »

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