So.bio et Bio c’ Bon déploient la consigne dans 145 magasins

So.bio et Bio c’ Bon annoncent le déploiement complet de la consigne dans leurs 145 magasins d’ici 2027, avec 500 références réemployables et un taux de retour de 31,7%, soit 7,7 points au-dessus de la moyenne nationale. L’initiative s’appuie sur des partenariats régionaux avec Soverre et Haut la Consigne, et illustre comment la distribution bio peut devenir moteur de l’économie circulaire.

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So.bio et Bio c' Bon déploient la consigne dans 145 magasins
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So.bio et Bio c’ Bon annoncent le déploiement complet de la consigne dans leurs 145 magasins d’ici 2027, avec 500 références réemployables et un taux de retour de 31,7%, soit 7,7 points au-dessus de la moyenne nationale. L’initiative s’appuie sur des partenariats régionaux avec Soverre et Haut la Consigne, et illustre comment la distribution bio peut devenir moteur de l’économie circulaire.

Deux pionniers du bio, So.bio et Bio c’ Bon, constatent une accélération de la consigne

So.bio et Bio c’ Bon renforcent leur engagement en annonçant l’extension de la consigne à l’ensemble de leur réseau intégré d’ici 2027. Actuellement, 58 magasins, répartis sur cinq régions françaises, bénéficient déjà de ce système. L’enseigne ambitionne d’équiper 50% de ses points de vente d’ici fin 2026, soit environ 73 magasins. « La consigne répond à une demande croissante de nos clients, soucieux de réduire leurs déchets tout en participant à l’économie circulaire », commente Florence Gomez, directrice générale de So.bio.

Le catalogue de So.bio et Bio c’ Bon comprend désormais plus de 500 références de bouteilles en verre réemployables, incluant jus, vins, bières, huiles et condiments, grâce à la collaboration avec près de 1.700 producteurs locaux. Les clients ont également la possibilité d’apporter leurs propres contenants, une pratique populaire dans les rayons Boucherie et Fromagerie. Cette offre vise à offrir une alternative viable au tout-jetable, sans sacrifier la qualité ni la diversité des produits bio. Le déploiement national s’accompagne de kits de communication en magasin et d’animations pour sensibiliser aux avantages du réemploi.

Des performances remarquables de la consigne

Avec un taux de retour moyen de 31,7%, So.bio et Bio c’ Bon surpassent de 7,7 points la moyenne de 24%. Les magasins ayant adopté le dispositif avant 2026 affichent même un taux de retour de 37,8%, démontrant l’efficacité du système et l’engagement de la clientèle. Ces résultats confirment la viabilité économique du modèle et la fidélisation des clients bio, qui intègrent le retour des emballages dans leurs habitudes d’achat. L’économie circulaire devient ainsi un critère de fidélisation clé.

La collecte et le traitement des emballages s’appuient sur des partenariats régionaux avec Soverre et Haut la Consigne, qui gèrent la logistique inverse. Ces acteurs assurent la collecte, le nettoyage et la réintroduction des bouteilles dans le circuit, favorisant ainsi les circuits courts et réduisant l’empreinte carbone. Implantés respectivement dans le Sud-Ouest et le Grand Est, Soverre et Haut la Consigne illustrent l’émergence d’une économie du réemploi structurée, capable de gérer des volumes croissants. So.bio et Bio c’ Bon contribuent ainsi à la consolidation d’une filière encore en développement mais essentielle à la transition écologique.

Réemployer une bouteille en verre a de vrais avantages

La France redécouvre peu à peu la consigne, abandonnée dans les années 1990 pour le recyclage. Depuis 2022, plusieurs essais ont été initiés, notamment par Citéo dans l’Ouest. Le taux de retour national reste autour de 24%, un niveau considéré insuffisant pour élargir le dispositif. Des obstacles subsistent, comme le manque de standardisation des formats de bouteilles et une logistique complexe, en plus de l’absence de fortes incitations réglementaires. Pourtant, selon l’ADEME, réemployer une bouteille en verre réduit de 76% les émissions de CO2, de 79% la consommation d’énergie et de 51% l’utilisation d’eau par rapport à une bouteille neuve. Les acteurs engagés en RSE y voient un levier majeur de différenciation.

Le taux de 24 % communiqué par Citéo sert de référence pour évaluer l’efficacité des dispositifs de consigne. Ce chiffre indique une adoption encore limitée par les consommateurs, souvent due à un manque de visibilité en magasin ou à des processus de retour jugés contraignants. Les enseignes bio, cependant, bénéficient d’une clientèle plus sensibilisée aux enjeux écologiques, ce qui explique les performances supérieures de So.bio et Bio c’ Bon. Pour généraliser le modèle, il est nécessaire d’harmoniser les pratiques, de standardiser les formats et de renforcer la communication auprès du grand public. Bien que les pouvoirs publics envisagent des incitations, aucune réglementation nationale n’a encore été mise en place.

Les données de l’ADEME sont claires : le réemploi l’emporte sur le recyclage en termes d’impact environnemental. Une bouteille réemployée 20 fois réduit son empreinte carbone par cinq. Les économies d’énergie atteignent 79%, notamment grâce à l’évitement de la refonte du verre. La consommation d’eau diminue de moitié, un avantage dans un contexte de raréfaction de la ressource. Ces bénéfices s’ajoutent à la réduction des déchets d’emballage, un enjeu majeur dans un pays produisant encore 5 millions de tonnes de déchets d’emballages ménagers par an. Le modèle de So.bio et Bio c’ Bon démontre qu’une alternative industrielle et rentable est possible.

Un modèle inspirant pour le secteur bio

Avec 145 magasins et 1 000 collaborateurs, So.bio dispose de la taille nécessaire pour structurer une filière de réemploi durable. Le succès repose sur trois éléments : une offre étendue (500 références), des partenariats régionaux solides (Soverre, Haut la Consigne) et une clientèle engagée. D’autres enseignes bio pourraient s’inspirer de ce modèle, à condition de mutualiser les investissements logistiques et de standardiser les formats. Florence Gomez espère élargir l’initiative en impliquant davantage de fournisseurs et en diversifiant les formats. L’ambition est de faire de la consigne un standard dans le secteur bio, puis de l’étendre à la grande distribution conventionnelle. Le défi est lancé.

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