La Redevance d’Enlèvement des Ordures Ménagères Incitative (REOMI) est entrée en vigueur le 1er janvier 2024 dans la communauté de communes Plaines et Monts de France (CCPMF). Elle remplace l’ancienne Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) dans le but de motiver le tri et de diminuer les déchets. Avec cette nouvelle tarification, on voit autant de promesses que quelques inquiétudes parmi les habitants et les élus locaux.
Les dessous et les buts de la REOMI
La mise en place de la REOMI se fondait initialement sur la composition du foyer et la taille du bac utilisé, ce qui est une partie intégrante de la gestion des déchets. Avec l’installation de 85 bornes de biodéchets, l’idée est simple : pousser chaque personne à mieux trier pour alléger la charge environnementale locale.
Les chiffres de cette première année sont encourageants, avec plus de 400 tonnes de biodéchets collectés et une diminution de 50 kg par habitant de déchets ménagers entre 2023 et 2024. Certes, les particuliers en habitat individuel se sont bien adaptés au tri des déchets, mais on note encore des erreurs dans les collectifs et chez les entreprises.
Les soucis rencontrés et quelques ajustements tarifaires
Malgré les progrès, certains problèmes persistent. Par exemple, plusieurs foyers n’ont pas actualisé les changements de leur composition familiale, rendant cette information inutile pour le calcul de la redevance. Du coup, le calcul se base désormais uniquement sur le volume des bacs exploités. Même si l’abonnement a été revu à la baisse, chaque collecte est facturée dès la première, avec des tarifs qui varient en fonction de la capacité du bac, reflétant une réglementation textile stricte :
- 5,58 € pour 140 litres
- 9,57 € pour 240 litres
- 14,36 € pour 360 litres
- 26,32 € pour 660 litres
La nouvelle grille tarifaire, organisée en trois catégories — habitations individuelles, collectives et entreprises — a fait réagir. Des élus comme Nicolas Marceaux, maire de Villevaudé, y ont vu une facture trop lourde pour les habitants en collectif et les professionnels, et se sont opposés fermement à ces mesures.
Les réactions face aux nouvelles règles
Face à ces tarifs qui font débat, plusieurs maires, dont ceux de Saint-Pathus, Oissery et Villevaudé, ont affiché leur désaccord lors du vote communautaire, où 22 maires ont voté pour la délibération contre 14 opposants. Ces derniers ont même déposé un recours gracieux auprès du président Jean-Louis Durand pour tenter d’annuler ou de modifier cette grille tarifaire jugée inéquitable (au sens où elle pénalise certains usagers).
Jean-Louis Durand a reconnu (actu.fr) que « la délibération publiée le 19 mars n’était pas le reflet de ce qui s’était dit et voté en Conseil Communautaire du 4 mars », ce qui a mené à une révision adoptée lors d’une nouvelle délibération le 3 juin.
Les appuis et la technologie mises en place
Pour accompagner ces changements, des mesures d’accompagnement ont été mises en œuvre. Par exemple, des conseils pour réduire les déchets ménagers sont proposés aux résidents, accompagnés de rendez-vous avec les bailleurs et de l’installation de bornes à biodéchets pour les entreprises, afin d’aider chacun à s’adapter.
De plus, des caméras basées sur l’intelligence artificielle, montées sur les camions, permettent de surveiller de près le tri réalisé par les citoyens.









De plus, des caméras basées sur l’intelligence artificielle, montées sur les camions, permettent de surveiller de près le tri réalisé par les citoyens.
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