Rentrée 2025 : 93 % des étudiants réclament plus d’actions écologiques

Pour cette rentrée, les étudiants placent le développement durable au cœur de leurs préoccupations. Un sondage OpinionWay pour Max Havelaar France montre qu’un tiers se dit insatisfait des engagements de leur établissement, tandis que 93 % réclament de nouvelles actions, notamment pour une consommation plus équitable.

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Rentrée 2025 : 93 % des étudiants réclament plus d’actions écologiques © RSE Magazine

Le 2 septembre 2025, Max Havelaar France a publié une enquête qui donne le ton de l’année universitaire. Si 71 % des étudiants jugent leur établissement impliqué en matière de développement durable, près d’un sur trois reste sceptique. Plus frappant encore : 93 % identifient au moins une action prioritaire à mettre en place.

Les étudiants ont des attentes très concrètes en matière d’écologie

La grande majorité des étudiants ne se contente pas de constats généraux. Ils savent ce qu’ils veulent voir changer dans leur quotidien.

  • 74 % souhaitent des aides pour consommer plus équitable, sous forme de subventions ou de tarifs réduits, qui rendraient accessibles des produits issus du commerce équitable.
  • 57 % demandent un soutien financier pour leurs achats responsables hors campus. Les jeunes considèrent que l’écologie ne doit pas être réservée à ceux qui en ont les moyens.
  • 42 % veulent davantage de produits durables dans la restauration universitaire, un espace quotidien où l’engagement concret est scruté.
  • Enfin, 52 % aimeraient porter eux-mêmes des initiatives : ateliers, fresques, événements.

Une génération qui veut agir elle-même

L’étude révèle un point souvent sous-estimé : plus d’un étudiant sur deux se dit prêt à porter ses propres projets liés à la transition écologique sur son campus. Ateliers, fresques climatiques, conférences ou événements associatifs : les étudiants veulent être les moteurs du changement.

Ce désir d’action traduit une lassitude face aux démarches purement descendantes. Les étudiants attendent que leurs établissements deviennent des partenaires, non pas des prescripteurs. Ils veulent des espaces, des moyens et une reconnaissance institutionnelle pour faire vivre leurs idées.

En 2023 déjà, une consultation nationale du RESES montrait que 7 étudiants sur 10 souhaitaient être davantage formés aux enjeux écologiques. Deux ans plus tard, cette volonté se renforce, mais elle s’accompagne d’une exigence nouvelle : avoir les mains libres pour agir.

Le rôle de la « Fairtrade Academy »

Pour répondre à cette demande, Max Havelaar France a lancé la Fairtrade Academy. L’objectif est clair : accompagner les étudiants et leurs associations pour passer de l’intention à l’action.

Le programme se décline en trois axes :

  • Apprendre : avec des MOOC, des modules pédagogiques et des projets intégrés aux cursus, afin que les étudiants acquièrent des repères solides sur les enjeux du commerce équitable.
  • Vivre : à travers des ateliers, des fresques, des conférences et des animations organisées directement sur les campus, souvent en partenariat avec des collectifs étudiants.
  • Changer : en introduisant des produits équitables dans la restauration universitaire, là où les choix quotidiens peuvent transformer les pratiques.

Quatre écoles sont déjà pionnières : l’ESSCA, l’ESCP, Sciences Po Paris (via son Impact Studio) et Sciences Po Bordeaux.

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