Publiée le 3 février 2026 dans Nature Medicine, une vaste étude coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé et le Centre international de recherche sur le cancer montre que le cancer reste largement lié à des facteurs évitables. Pour les entreprises, ces résultats interrogent directement le rôle du monde économique dans la prévention des maladies chroniques.
Cancer et prévention : ce que révèle l’étude internationale
Le cancer est souvent perçu comme une maladie inévitable. Pourtant, l’étude mondiale publiée dans Nature Medicine dresse un constat différent. En analysant 36 types de cancer dans 185 pays, les chercheurs estiment que 37,8 % des nouveaux cas diagnostiqués en 2022, soit environ 7,1 millions sur 18,7 millions, sont attribuables à des facteurs modifiables.
Ces facteurs relèvent largement de l’environnement de vie et de travail. Le tabac, les infections, l’alcool, la pollution de l’air ou encore certaines expositions professionnelles figurent parmi les principales causes identifiées. Pour les entreprises, cette réalité place la prévention au cœur des enjeux de santé et de durabilité.
Prévention du cancer : un enjeu humain, économique et social
Les résultats de l’étude soulignent que le tabac reste le premier facteur de risque évitable, responsable de 15,1 % des cancers attribuables à des causes modifiables, selon Nature Medicine. À l’échelle mondiale, cela représente environ 3,3 millions de cas par an, d’après Le Monde. Les agents infectieux suivent, avec environ 2,2 millions de cas annuels, devant l’alcool, impliqué dans près de 700 000 cancers par an.
Pour les entreprises, l’enjeu est énorme. Le cancer a un impact direct sur l’absentéisme, la désorganisation des équipes, la perte de compétences et les coûts indirects liés aux arrêts longue durée. À cela s’ajoute un enjeu social fort : la prévention participe à la qualité de vie au travail et à la réduction des inégalités de santé, un pilier central des politiques RSE.
Cancer et entreprise : quelles actions concrètes de prévention ?
L’étude rappelle que les facteurs évitables du cancer sont souvent liés aux modes de vie. Pour les entreprises, la prévention commence par la réduction des expositions nocives. La lutte contre le tabagisme, par exemple, reste un levier prioritaire. En France, le tabac est impliqué dans 22,3 % des nouveaux cas de cancer chez les hommes et 10,2 % chez les femmes, selon Le Monde. Des politiques claires sur les espaces sans tabac et l’accompagnement au sevrage constituent donc des actions à fort impact.
La prévention passe aussi par la sensibilisation aux consommations d’alcool, souvent banalisées dans certains contextes professionnels. L’étude montre pourtant que l’alcool est associé à 3,2 % des cancers évitables au niveau mondial, selon Nature Medicine. Les entreprises peuvent agir en intégrant ces enjeux dans leurs politiques de santé au travail et leurs actions de formation.
D’une manière générale, les entreprises ne peuvent qu’être encouragées à diffuser auprès de leurs salariés les actions de prévention et de dépistage contre le cancer. Relayer les campagnes de lutte contre le cancer du sein ou de la prostate, par exemple, devient une action concrète et facilement réalisable via une communication interne.








