​Papyrus du Vésuve : un étudiant de 21 ans parvient pour la première fois à déchiffrer un mot

Un étudiant en informatique de Lincoln dans le Nebraska est parvenu à déchiffrer un mot d’un des papyrus d’Herculanum. A 21 ans seulement, il est le premier à y parvenir.

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​Papyrus du Vésuve : un étudiant de 21 ans parvient pour la première fois à déchiffrer un mot
​Papyrus du Vésuve : un étudiant de 21 ans parvient pour la première fois à déchiffrer un mot © RSE Magazine

Luke Farritor n’a pas encore commencé sa carrière professionnelle, qu’il a déjà réussi là où beaucoup ont échoué. Cet étudiant de 21 ans à l’Université de Lincoln au Nebraska est le premier à avoir déchiffré un mot complet d’un parchemin carbonisé du Vésuve, les fameux papyrus d’Herculanum. « L’algorithme d’apprentissage automatique que Luke Farritor a mis au point a permis de détecter des lettres grecques sur plusieurs lignes d’un des rouleaux de l’immense bibliothèque et de lire pour la toute première fois un mot entier : πορϕυρας (porphyras), qui signifie « pourpre ». Un pas de géant qui pourrait permettre d’enfin accéder aux centaines de textes de la seule bibliothèque intacte de l’Antiquité gréco-romaine parvenue jusqu’à nous », rapporte Sciences et Avenir .
 
Lors de l’annonce de la prouesse, l’étudiant a participé au Vesuvius Challenge qui est une série de prix dotés de 700 000 dollars qui visent à récompenser la lecture d’au moins quatre passages des papyrus d’Herculanum. « Luke Farritor, premier lauréat en date, a ainsi remporté le prix des « premières lettres », d’un montant de 40.000 dollars, pour avoir déchiffré plus de 10 caractères dans une zone de 4 centimètres carrés de papyrus. Youssef Nader, étudiant diplômé de l’université libre de Berlin et arrivé à la seconde place, a reçu de son côté 10.000 dollars », ajoute le magazine scientifique.
 
Et de préciser que ce premier mot ouvre la voie pour un travail titanesque : « Ces centaines de papyrus carbonisés –  au nombre de  600 à 700 –, ont été sans doute réunis par le philosophe Philodème de Gadara, auteur lui-même de nombreux livres d’éthique. Ils ont été exhumés entre 1752 et 1754 d’une villa appartenant à Calpurnius Pison Caesoninus, le beau-père de Jules César, et appelée depuis « Villa des Papyrus ». Cette somptueuse demeure patricienne avait été totalement ensevelie sous des torrents de boue et de lave descendus du Vésuve. Cuits par la chaleur des coulées destructrices à plus de 320°C, ces rouleaux végétaux n’ont cependant pas été calcinés puisqu’ils n’ont jamais été au contact des flammes. Une chance que les chercheurs tentent depuis longtemps d’exploiter. »

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