Objectifs de Développement Durables, où en sommes-nous ?
Pourtant, les arguments ne manquent pas pour faire du train de tous les modes de transports, le moyen de transport à privilégier en toute première intention. L’efficacité économique en termes de consommation énergétique du train est remarquable. Le train n’émet que 1 à 2 % de CO2. Pour 1km parcouru par passager, un train classique, consomme entre 60 et 100 Wh, le bus consomme entre 80 et 400 Wh et l’avion entre 360 et 450 Wh. 500€ c’est la facture à payer pour l’énergie consommée par un TGV à deux niveaux pouvant transporter sur 900km entre 400 et 600 personnes. Ce coût correspond à la consommation pour une distance équivalente de 3 à 4 voitures ne pouvant transporter que jusqu’à 20 personnes. Même si comparée à l’avion la consommation énergétique du TGV semble de premier abord élevée (20KWh/km), la proximité des gares des centres-villes, permet de s’affranchir dans bien de cas du déplacement en voiture pour rejoindre les points de départs et d’arrivée des aéroports. Mais, il faut une politique de maillage des territoires à hauteur des enjeux. De même, il faudrait des offres adaptées à l’environnement géographique et socio-économique.
Des leviers pour des transformations éco-responsables
L’exploitation des opportunités offertes par les nouvelles technologies, de l’IA, couplée à l’utilisation de l’énergie solaire, de l’hydrogène, des batteries, la réutilisation de l’énergie de freinage, le développement de la filière d’économie circulaire, et des ruptures dans les modes de gouvernance vont concrètement contribuer à la sobriété et à l’optimisation énergétique. Ces fondamentaux vont sans doute, inscrire durablement le ferroviaire dans une industrie et une économie performante et écoresponsable irrigant tous les écosystèmes des territoires que le train traverse.
Il n’en demeure pas moins que la filière doit faire à face au pseudo-dilemme entre la nécessité de production des énergies vertes (batteries ou à base d’hydrogène), de la construction des lignes de chemin de fer et l’impact écologique qu’elle doit impérieusement minimiser. Elle doit surtout mettre en balance les bénéfices pour les populations. Entre déséquilibre des écosystèmes naturels et la prédation de l’extractivisme lié aux minerais indispensables aux batteries pour une mobilité décarbonée, les scandales ne sont pas légion. Celui de l’extraction du cobalt en République Démocratique du Congo en est un exemple parmi tant d’autres. Pour paraphraser le jeune de 9 ans de la dernière campagne (5) d’une grande compagnie de chemin de fer en France (6), il est temps de dire quel écolo-responsable sera le train demain ?
[1] https://www.transition-europe.eu/fr/news/le-plan-de-relance-ferroviaire-de-100-milliards-deuros-une-reponse-suffisante-aux-enjeux-de-la
[2] https://www.senat.fr/leg/exposes-des-motifs/ppl21-834-expose.html
[3] Alain Picard, Alexander Doll, Le train est la solution pour une croissance durable en Europe [28 juin 2019]. lesechos.fr/idees-debats/cercle/le-train-est-la-solution-pour-une-croissance-durable-en-europe-1034013
[4] De François Nguilla Kooh & Stéphane Doyen, VA Editions, Juin 2023 – https://www.va-editions.fr/le-ferroviaire-instrument-de-puissance-c2x39965996
[5] https://youtu.be/78MFURT68M0
[6] SNCF a été classé première compagnie de transport et dans le top 5 du classement mondial des entreprises en matière de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) en 2021








