Mieux protéger les travailleurs
Le stress thermique peut rapidement provoquer des maladies graves, des coups de chaleur, voire la mort. À long terme, il peut entraîner des problèmes cardiaques, pulmonaires et rénaux chez les travailleurs. Les régions les plus touchées sont l’Afrique, les États arabes et l’Asie-Pacifique, où 92,9%, 83,6% et 74,7% de la main-d’œuvre sont respectivement exposés à une chaleur excessive, bien au-dessus de la moyenne mondiale de 71%.
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné l’importance de relever le défi de la hausse des températures : « La Terre devient plus chaude et plus dangereuse pour tout le monde, partout. Nous devons renforcer la protection des travailleurs en nous appuyant sur les droits de l’homme. »
Les impacts économiques et humains du stress thermique
L’impact de la chaleur excessive sur les travailleurs ne se limite pas à la santé. Le rapport de l’OIT souligne que les économies à faibles et moyens revenus sont particulièrement touchées, les coûts des blessures liées à la chaleur représentant environ 1,5% du PIB national. En 2020, 4 200 travailleurs ont perdu la vie à cause des vagues de chaleur, et 231 millions de travailleurs ont été exposés aux vagues de chaleur, soit une augmentation de 66% par rapport à 2000.
Le Directeur général de l’OIT, Gilbert F. Houngbo, a déclaré : « Alors que le monde continue de lutter contre la hausse des températures, nous devons protéger les travailleurs contre le stress thermique tout au long de l’année. » Les mesures de sécurité et de santé pour prévenir les blessures dues à la chaleur excessive sur le lieu de travail pourraient permettre d’économiser jusqu’à 361 milliards de dollars en perte de revenus et en frais de traitement médical.








