Hallucinant : ce geste du quotidien pollue nos océans

Saviez-vous qu’une simple machine à laver peut libérer plus de 700 000 microfibres à chaque cycle ?

Publié le
Lecture : 2 min
Hallucinant : ce geste du quotidien pollue nos océans
Credit : Delcourt | RSE Magazine

La pollution des mers par les vêtements synthétiques devient un vrai casse-tête. Ces textiles, qu’on retrouve partout dans notre quotidien, se transforment en source de pollution marine à chaque passage en machine. En effet, le lavage libère des microfibres qui viennent se glisser dans les océans, ce qui vient fragiliser la biodiversité marine. Ce phénomène ne concerne pas seulement les chercheurs ou les défenseurs de l’environnement, il nous touche tous, tant sur le plan sanitaire qu’écologique.

Les effets des textiles synthétiques sur la mer

Les habits en fibres synthétiques jouent un rôle considérable dans la pollution plastique des océans. À chaque lavage, ces textiles rejettent des microfibres qui finissent par se retrouver dans toutes les étendues d’eau. Par exemple, une machine de 6 kilogrammes peut émettre plus de 700 000 microfibres à chaque cycle. Au total, ce sont 500 000 tonnes de microfibres qui se retrouvent dans la mer chaque année, représentant 35 % des microplastiques présents dans nos océans.

Les installations actuelles dans les stations d’épuration ne sont pas capables de retenir ces petites particules et les fibres se glissent partout : depuis les sédiments au fond des mers jusqu’à la banquise, en passant par le sable des plages et même dans les eaux de pluie.

Le rôle du plastique dans la pollution des océans

Le plastique représente 80 % des déchets que l’on retrouve en mer, avec plus de 8 millions de tonnes déversées chaque année, contribuant au vortex de déchets. Le plastique apparaît sous forme de gros déchets, comme les bouteilles ou les sacs, mais aussi sous forme de microplastiques, dont font partie ces microfibres issues des textiles synthétiques. D’après le ministère de la Transition écologique, pas moins de 24 400 milliards de particules flottent à la surface des océans.

Ces minuscules particules posent un grave danger pour la vie marine car elles se retrouvent facilement dans le régime alimentaire des animaux océaniques, perturbant ainsi leur alimentation et même favorisant l’accumulation de produits chimiques chez ces derniers.

Des pistes pour limiter la pollution

Face à ce problème inquiétant, quelques pistes commencent à voir le jour. En France, une nouvelle réglementation textile obligera les fabricants de machines à laver à intégrer des filtres pouvant retenir jusqu’à 80 % des microfibres dès 2025. En parallèle, on recommande quelques gestes simples à la maison, comme laver ses vêtements à moins de 30°C ou utiliser une lessive liquide, afin de limiter la réduction de l’exposition à ces particules.

Cela dit, ces solutions ne s’attaquent pas toujours à la source du problème, qui réside dans la conception même des textiles. Comme le souligne un biologiste du Marine Institute de l’université de Plymouth : « Aucun filtre ni traitement des eaux usées ne peut intercepter les particules rejetées dans l’atmosphère quand nous portons nos habits ».

Initiatives vertes et conseils pratiques

Le secteur textile ne reste pas les bras croisés face à cette situation. En 2019, de grandes marques comme Zara, H&M, Nike, Adidas et Hermès ont signé le Fashion Pact afin de réduire leur empreinte sur l’environnement.

Pour faire leur part, les consommateurs sont encouragés à réduire leurs achats vestimentaires et à opter pour des articles d’occasion.

Laisser un commentaire