Les premiers mois de 2025 ont vu les États-Unis secoués par une série de drames liés aux températures mondiales, causant plus de 101 milliards d’euros de dégâts. Ce chiffre inédit en début d’année montre bien combien la situation actuelle affecte le quotidien des Américains et met en lumière les défis auxquels le pays fait face.
Quand la météo déraille
Entre janvier et juin 2025, le pays a été le théâtre de plusieurs épisodes spectaculaires. À Los Angeles, des incendies dévastateurs ont ravagé la ville, laissant derrière eux non seulement des pertes humaines tragiques, mais aussi des milliers d’hectares de terre détruits et obligeant de nombreuses personnes à fuir leur domicile.
En parallèle, des tempêtes violentes ont balayé le centre et le sud du pays, provoquant d’importantes destructions, rappelle Radio Canada. Les infrastructures en ont pris un sacré coup, et la route de la reconstruction s’annonce longue et coûteuse. Ces événements rappellent à quel point certaines régions américaines sont de plus en plus exposées aux phénomènes météorologiques extrêmes, entraînant des coûts financiers considérables.
Le suivi météo mis en pause
En mai 2025, l’administration Trump a décidé de suspendre le suivi officiel des catastrophes climatiques. Cette mesure découle des coupes budgétaires effectuées par Donald Trump à l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). Pour beaucoup, ce geste relève d’un positionnement idéologique teinté de scepticisme quant aux risques liés aux phénomènes climatiques.
La réaction ne s’est pas fait attendre : démocrates, associations environnementales et experts en assurance ont tous dénoncé cette décision. Ils insistent sur l’importance capitale de suivre de près l’évolution des phénomènes météorologiques afin d’anticiper les risques et de protéger les populations. Par ailleurs, l’arrêt temporaire de ce suivi complique la tâche des chercheurs qui comptent sur ces données pour mieux comprendre les répercussions du réchauffement planétaire et adopter une gestion proactive des risques.
Les experts en première ligne
Dans cette période mouvementée, Adam Smith, climatologue reconnu et ancien responsable de la base de données de la NOAA pendant quinze ans, a quitté l’agence en mai 2025. Selon lui, le milieu devenait « de plus en plus difficile » pour mener à bien ses missions. Désormais engagé au sein de l’ONG Climate Central, il poursuit son travail aux côtés de spécialistes en météorologie, économie et gestion des risques pour sensibiliser le public aux enjeux liés aux phénomènes climatiques.
Adam Smith rappelle que « les demandes pour son retour venaient de tous les milieux », preuve que l’expertise en matière climatique est vivement sollicitée, surtout à une époque où les catastrophes naturelles se multiplient.








