Les précipitations exceptionnelles ont modifié ce que l’on voit au quotidien, et elles ont aussi eu des répercussions sur les ressources en eau et sur l’économie.
Le paysage a reverdi après des pluies abondantes
D’après les images satellites, le programme européen d’observation de la Terre, le nord-est du Maroc a connu une transformation notable. En comparant les données du 20 février 2025 et du 20 février 2026, les images montrent un passage de terres arides à une végétation dense. Cet hiver, les pluies ont dépassé la moyenne saisonnière de 17 %, et elles ont été 95 % supérieures à celles de l’année précédente, selon des reportages de Reuters citant le ministre de l’Eau marocain, Nizar Baraka. Ces chiffres témoignent de l’intensité et de l’abondance inhabituelle des précipitations.

Ce que ça change pour l’eau et l’agriculture
Les pluies ont eu un effet positif sur l’approvisionnement en eau : le taux de remplissage des barrages est remonté à 46 %. Ces ressources supplémentaires apportent un répit temporaire à un pays habitué aux sécheresses répétées. Pour l’agriculture, ce regain d’eau est une bouffée d’oxygène après des années difficiles.
Pour autant, la crise de l’eau de long terme n’est pas réglée. Les terres irriguées ont été fortement réduites, et même si les précipitations apportent une amélioration, des infrastructures comme le barrage d’Al Masira, qui dessert Casablanca, restent presque vides.
Les défis restent autour de l’eau
La sécheresse dure depuis plus de six ans, provoquant la pire pénurie en plus de 20 ans, et les barrages ont atteint des niveaux historiquement bas. Au début de l’année, le taux moyen de remplissage était tombé à 23,2 %, contre 31,5 % un an plus tôt. Face à cette situation, des restrictions strictes ont été instaurées : l’utilisation d’eau potable est interdite pour des tâches non indispensables comme le nettoyage des rues et l’arrosage des parcs.
Pour répondre au problème, le pays a lancé des projets de dessalement : huit nouvelles usines sont prévues, avec l’objectif de produire 1,3 milliard de mètres cubes d’eau douce d’ici 2035.








