Les tontes de gazon représentent 30 % des végétaux récupérés en déchetterie et se composent à 80 % d’eau. Avec la hausse des frais de traitement des déchets, les collectivités cherchent à réduire l’arrivée de ces matières dans les centres de tri, en accord avec la réglementation environnementale. Pour y remédier, Rennes Métropole a décidé de bannir le dépôt de gazon dans ses déchetteries depuis le 1er janvier 2024. Cette règle concerne directement 450 000 habitants qui vont devoir trouver d’autres solutions.
Contrôle et sensibilisation
Pour faire respecter cette interdiction sans dérogation, Corentin Chartier de l’entreprise Tribord patrouille régulièrement dans les déchetteries de Rennes Métropole. Parallèlement, Aude Jaouen et son équipe de médiateurs informent les habitants sur la valorisation du gazon chez eux. Selon Aude, la majorité des gens est déjà au courant et la mesure est globalement bien acceptée : « Les gens savent pour la plupart ce qui se passe et, dans la grande majorité des cas, c’est accepté. »
Les techniques mises en avant incluent :
- le mulching (laisser l’herbe coupée pour enrichir le sol)
- le paillage des potagers ainsi que des arbustes, afin d’éviter la fermentation.
Bourg-en-Bresse à l’avant-garde
Bien avant Rennes Métropole, Grand Bourg agglomération avait interdit les tontes dès le 1er mars 2023, en accordant une période transitoire de trois mois à ses habitants. Jean-Luc Roux annonce que cette mesure a permis de réduire les déchets verts d’environ 10 %, soit 1 000 tonnes de moins en un an. Il précise que cette méthode s’inscrit dans la politique locale de réduction des déchets. Malgré quelques cas isolés de dépôts sauvages signalés par certains maires locaux, on estime qu’une baisse allant jusqu’à 24 % aurait été possible si l’année avait connu des conditions météorologiques similaires.
Gestion responsable pour demain
L’interdiction du dépôt de gazon s’accompagne d’une campagne menée par le Syded du Lot pour promouvoir des alternatives durables comme le mulching et le paillage. Face à la pression sur les infrastructures municipales et aux impératifs environnementaux pressants, ces initiatives montrent que chacun peut apporter sa pierre à l’édifice en gérant mieux ses déchets verts, contribuant ainsi à la transition écologique. Ces actions individuelles et collectives ouvrent la voie à des pratiques durables, positives pour l’environnement et pour la communauté locale.








