Alors que l’automne puis l’hiver s’installent et que les températures baissent, la qualité de l’air devient une vraie préoccupation pour les habitants de la métropole rennaise. Une étude récente menée par l’observatoire de la qualité de l’air Air Breizh montre que le chauffage au bois individuel joue un rôle majeur dans les émissions de particules fines dans la région. Ouest France rapporte que le secteur résidentiel apparaît comme un grand contributeur, avec des conséquences importantes pour la santé publique et l’environnement.
Le chauffage au bois : chiffres et faits
Plus de 50 % des particules fines émises dans la région proviennent du secteur résidentiel, et 93 % de ces émissions sont attribuées au chauffage au bois individuel. Les équipements tels que les cheminées, inserts et poêles, s’ils représentent 43 % du parc d’équipement individuel, sont responsables de 60 % des émissions de particules fines.
Ces appareils, souvent anciens ou vétustes, ont un rendement moindre que les chaufferies collectives, ce qui entraîne une consommation de bois plus élevée et des émissions plus importantes. Les cheminées ouvertes et les vieux appareils sont particulièrement pointés du doigt. Rennes Métropole souligne que « les équipements de chauffage individuel […] émettent, en proportion, beaucoup plus de particules que les chaufferies collectives. »
Pour un feu de bois plus propre
Face à cette situation, plusieurs recommandations peuvent aider à réduire la pollution liée au chauffage au bois.
- Moderniser son installation : remplacer une cheminée ouverte ou un appareil ancien par un insert ou un poêle à bois récent permet de diminuer les émissions de particules.
- Adapter la méthode d’allumage : l’allumage par le haut est conseillé — disposer les bûches les plus grandes sous les petites, terminer par du petit bois ou du bois de cagette, et placer un allume-feu naturel en haut. Cette technique améliore l’efficacité de la combustion.
- Choisir le bon combustible : privilégier des bois durs comme le chêne, le hêtre ou le charme, avec un taux d’humidité inférieur à 23 %, améliore le rendement et réduit la fumée. Un stockage adapté, dans un endroit abrité et ventilé, est indispensable pour garder un bois de bonne qualité ; un séchage de 18 mois est recommandé.
Gérer l’air et entretenir son installation
La gestion du tirage est aussi importante. Lors de l’allumage, l’entrée d’air doit être totalement ouverte, puis réduite progressivement pour maintenir une flamme vive et limiter la pollution de l’air. Cela optimise la durée de combustion et réduit la pollution.
L’entretien régulier des appareils est indispensable : le ramonage annuel est obligatoire pour garantir la sécurité, prolonger la durée de vie des installations et limiter les émissions de suie.








