Une étude récente conduite par XDI, une boîte australienne qui bosse sur les données climatiques pour les investisseurs, révèle que certaines régions françaises pourraient se retrouver dans la ligne de mire du changement climatique. Publiée en février 2023, l’analyse adopte le scénario le plus pessimiste présenté par le GIEC, qui prévoit une hausse globale de la température de 3 °C d’ici la fin du siècle.
Comment on a mené l’étude et quels dangers sont visés
Pour réaliser cette analyse, XDI a fait appel à des modèles de prévision climatique sophistiqués, combinés à des données météo locales et à des images satellites montrant l’état actuel des constructions. Des architectes ont aussi donné leur avis pour estimer les dégâts possibles selon différents types de risques. Parmi ces dangers, on retrouve :
- la montée des eaux
- les submersions et inondations
- la chaleur extrême
- les feux de forêt
- la sécheresse
- les vents violents
- les cyclones
- le gel
Quelles régions françaises sont dans la ligne de mire
Le rapport place plusieurs régions françaises parmi les plus exposées à l’échelle mondiale. En tête de liste, les Hauts-de-France se retrouvent au 121e rang mondial. Cette région est particulièrement inquiète, avec Lille pointée du doigt comme l’une des grandes villes européennes les plus menacées par les catastrophes climatiques d’ici 2050. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur arrive en 176e position et doit se battre contre la chaleur extrême, la sécheresse, les îlots de chaleur urbains et des inondations plus fréquentes. D’autres régions, comme le Grand Est (200e), l’Occitanie (237e) et la Nouvelle-Aquitaine (243e), suivent de près dans ce classement.
Les dangers particuliers pour la France
Les résultats mettent en avant un risques d’inondations important pour le nord-ouest du pays dans les trente prochaines années. Les zones à surveiller de près incluent notamment l’embouchure de la Seine, la côte atlantique et, dans une moindre mesure, la côte méditerranéenne. Ces inondations représentent la menace numéro un pour les constructions en Europe et en France jusqu’en 2050. L’année 2022 a déjà marqué un tournant, avec Météo-France déclarant qu’il s’agissait de l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis sa création après la Seconde Guerre mondiale. De plus, le 20 février, Météo-France a annoncé un trentième jour consécutif sans pluie, ce qui souligne encore davantage l’urgence de la situation.








