Cet objet du quotidien que vous n’avez plus le droit de mettre à la poubelle

Rennes Métropole fait face à des pannes à cause de textiles mal triés.

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Cet objet du quotidien que vous n’avez plus le droit de mettre à la poubelle
Cet objet du quotidien que vous n’avez plus le droit de mettre à la poubelle © RSE Magazine

Le tri des déchets représente un vrai challenge pour les collectivités locales, et Rennes Métropole n’y échappe pas. Récemment, la région a connu de sérieux soucis techniques à cause de textiles mal triés. Ces incidents rappellent combien il est important d’avoir une bonne gestion des déchets et de se soucier de l’environnement.

Des soucis techniques à Rennes Métropole

Depuis plusieurs semaines, le système de tri de Rennes Métropole est régulièrement mis hors service. Ce sont surtout les vêtements, linges et chaussures usagés déposés dans les bacs jaunes ou bornes jaunes d’apport volontaire qui posent problème. Ils s’emmêlent dans les machines, provoquant des pannes et obligeant à une maintenance plus fréquente. Paprec, l’entreprise en charge du tri des emballages pour la métropole, précise que ces textiles mal déposés entraînent « de nombreux dysfonctionnements » dans le processus de tri.

Comment gérer les textiles usagés

Pour régler ces désagréments, il faut que chacun suive bien les consignes. Les textiles propres et secs doivent être jetés dans les bornes Le Relais, au nombre de 307 sur l’ensemble du territoire de Rennes Métropole. Après une pause, la collecte de ces bornes a repris le 24 juillet. En revanche, les vêtements sales ou humides doivent être mis avec les ordures ménagères traditionnelles.

Les règles en place et les nouveautés

Depuis le 1er janvier, une nouvelle réglementation européenne impose que les textiles soient collectés séparément. La législation française renforce cette démarche en interdisant le dépôt de ces articles dans la poubelle classique, sauf s’ils sont souillés ou mouillés. Cette mesure vise à favoriser l’économie circulaire tout en réduisant la pollution générée par l’industrie textile, reconnue comme la deuxième plus polluante en France.

Pour l’instant, aucune obligation stricte ne pèse sur les particuliers concernant le tri des textiles. Toutefois, il est vivement conseillé de donner une seconde vie à ses vêtements via des dépôts-ventes, sur des sites en ligne comme Vinted et Leboncoin, ou directement par le biais d’associations comme Emmaüs et la Croix-Rouge.

Les possibilités avec la filière REP

La filière à responsabilité élargie du producteur (REP), en vigueur depuis 2009 en France, propose plus de 46 000 points de collecte gérés par des associations telles que Le Relais ou Re-fashion. Les textiles récupérés en bon état peuvent ensuite être revendus ou donnés dans des friperies ou boutiques solidaires, que ce soit en France ou à l’étranger. Ceux qui ne passent plus le test se transforment en chiffons d’essuyage ou servent à fabriquer des matériaux pour l’isolation thermique et phonique.

Chaque citoyen doit aussi respecter les règles municipales ou celles de l’EPCI concernant le tri et la collecte des déchets, sous peine de sanctions telles que le refus de collecte ou une amende.

Éclaircissements sur les fausses rumeurs

Une rumeur en ligne circule, affirmant qu’il serait interdit, dès début 2025, de jeter ses vêtements à la poubelle sous peine d’une amende de 75 euros. Le ministère de la Transition écologique a confirmé que cette information est erronée : aucune amende nationale n’est prévue pour ce type d’infraction.

La loi antigaspillage concerne surtout les professionnels, qui doivent recycler leurs invendus non alimentaires, y compris les vêtements. Pour les particuliers, il est déconseillé de jeter ses vêtements dans la poubelle à ordures ménagères, sauf s’ils sont souillés.

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