Par une journée étouffante de janvier, en plein été sud-africain, Johan J Botha a pris des photos impressionnantes au Kgalagadi Transfrontier Park. Le photographe sud-africain a passé plusieurs heures sous une chaleur accablante, les températures ont facilement atteint 40 °C, pour saisir un moment de la vie d’une famille de lions. Attiré par une scène à la fois intrigante et presque drôle, il a observé et photographié un comportement fascinant.
Une scène de chasse sous un soleil de plomb
C’est dans l’un des parcs transfrontaliers les plus connus d’Afrique du Sud que Johan J Botha a surpris une famille de lions en train de profiter d’un festin. Les félins avaient mis à mort une proie imposante, un gemsbok. Sur les images, un lionceau, visiblement repu, est étalé au sol, le ventre bien rond, vidé par le repas.
Botha a raconté à PetaPixel sa satisfaction après cette journée d’observation : « C’était en janvier, en plein été, et les températures ont facilement atteint 40 °C (≈ 104 °F) le jour où ces images ont été prises. » Malgré la chaleur, il a trouvé l’expérience à la fois gratifiante et assez amusante.

Les réactions étonnantes d’une famille de lions
La troupe comprenait un lion mâle et trois lionceaux. À l’arrivée du photographe, la plus grande partie de l’antilope avait déjà été consommée. Le lion mâle, en pleine dégustation, a levé la tête, fixé l’objectif d’un regard perçant et a même fait un clin d’œil. Puis il s’est mis à se nettoyer le visage avec la langue, un geste qui a surpris Botha, qui ne l’avait jamais capturé auparavant.
Après ce repas copieux, les lions se sont toilettés les uns les autres. L’un des lionceaux a essayé de jouer avec son père, mais la chaleur et les ventres pleins ont vite calmé les ardeurs du jeu. Deux individus se sont ensuite roulés sur le dos pour se reposer, une scène désarmante pour les observateurs humains.
Le régime « festin‑ou‑famine » des lions
Le mode d’alimentation des lions n’est pas le même que chez d’autres animaux, illustrant leur intelligence adaptative. Ils prennent de grandes quantités quand l’occasion se présente, en prévision de périodes où la chasse sera infructueuse, parfois durant plus d’une semaine. Un lion mâle peut engloutir jusqu’à 40,8 kg en un seul repas, soit environ 20 % de son poids corporel.
Comme chez l’humain après un gros repas, les lions deviennent souvent somnolents. Pour digérer un tel festin, ils ralentissent leur rythme et se déplacent moins facilement. Le lionceau, qui jette un dernier regard paresseux au photographe avant de sombrer dans un profond sommeil, illustre bien ce phénomène digestif universel.







