Ce 26 novembre 2025, le ministre de l’Économie a confirmé son intention d’augmenter le bonus écologique pour les véhicules électriques neufs en 2026. Le bonus écologique vise à encourager l’achat de voitures électriques tout en soutenant la transition énergétique.
Le gouvernement relève le bonus écologique
Le dispositif d’aide à l’achat de voitures électriques évolue en cohérence avec les objectifs climatiques et industriels. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a déclaré : « On prolonge le bonus automobile l’année prochaine. Il sera même augmenté : si vous achetez un véhicule électrique fait en France, fait en Europe, vous avez jusqu’à 5 700 euros de primes ».
Cet ajustement s’inscrit dans la continuité des récentes modifications du dispositif : depuis le 1er juillet 2025, le bonus traditionnel a été remplacé par la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques », financée via le système des certificats d’économies d’énergie (CEE). Ensuite, au 1er octobre 2025, une prime complémentaire de 1 000 € a été introduite pour les véhicules assemblés en Europe avec batterie européenne, portant l’aide maximum à 5 200 € dans certains cas.
Ainsi, le relèvement à 5 700 € en 2026 constitue une nouvelle étape, reflétant la volonté gouvernementale de maintenir l’attractivité des voitures électriques dans un contexte budgétaire tendu.
Enjeux écologiques et industriels du renforcement du bonus
Le surcroît d’aide doit servir plusieurs finalités imbriquées. D’abord, il cherche à accélérer l’adoption des voitures électriques — levier essentiel pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport routier. À ce titre, le bonus écologique constitue un instrument concret de transition énergétique, en orientant l’achat vers des véhicules à zéro émission locale.
Ensuite, la condition selon laquelle la voiture (et sa batterie) soit produite en Europe traduit un objectif industriel stratégique : relancer ou consolider la filière automobile européenne. Comme le précisent les ministres responsables, cette préférence « made in Europe » vise à « valoriser les véhicules électriques dont les batteries sont produites en Europe », soutenant ainsi l’emploi et la souveraineté industrielle.
Enfin, ce bonus plus généreux peut contribuer à rendre l’électrique plus accessible aux ménages modestes ou intermédiaires, ce qui facilite une adoption plus large — élément décisif pour que la transition écologique soit sociale.
Conditions d’éligibilité, modalités et limites
Selon les revenus du foyer, l’aide de base s’élève à 4 200 € pour les ménages modestes ou en précarité énergétique, et à 3 100 € pour les autres foyers.
Depuis le 1er octobre 2025, une bonification de 1 000 € s’applique si le véhicule est assemblé en Europe et doté d’une batterie européenne, condition de production renforcée pour soutenir la filière locale. Grâce à cette bonification, l’aide maximale peut atteindre 5 200 € pour certains véhicules.
L’annonce du relèvement à 5 700 € en 2026 laisse entendre que le bonus pourrait dépasser ces montants précédents. Toutefois, le détail des critères exacts (revenus, origine du véhicule, conditions d’achat ou de location…) pour bénéficier des 5 700 € n’est pas encore précisé publiquement.
Par ailleurs, le dispositif reste soumis aux critères habituels : véhicule neuf de catégorie M1, coût d’acquisition plafonné (incluant batterie), masse inférieure à 2,4 tonnes, et obtention d’un score environnemental minimal pour être éligible.
Quels défis et quelles incertitudes à anticiper ?
Ce relèvement du bonus écologique arrive dans un contexte budgétaire tendu pour l’État. Maintenir une aide à hauteur de 5 700 € par véhicule exige des ressources publiques ou une implication accrue des acteurs du dispositif — un enjeu non négligeable.
De plus, la condition de production européenne pour bénéficier du bonus maximal pourrait limiter le nombre de véhicules concernés, au moins dans un premier temps. Le marché européen des batteries reste à consolider face à la dominance d’acteurs asiatiques, ce qui pourrait restreindre l’offre éligible.
Enfin, tant que les textes réglementaires précis — barèmes, plafonds, conditions d’éligibilité — ne sont pas publiés, il existe une incertitude pour les acheteurs potentiels. Le montant annoncé de 5 700 € pourrait être modulé selon plusieurs critères.








