Atos intègre le top 5% d’EcoVadis, avec un score de durabilité de 85/100

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Atos intègre le top 5% d'EcoVadis, avec un score de durabilité de 85/100
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Atos annonce avoir obtenu la médaille d’or EcoVadis avec une note globale de 85 sur 100, en progression d’un point par rapport à l’évaluation précédente, ce qui place l’entreprise parmi les 5% les mieux notées par EcoVadis au cours des douze derniers mois. Une distinction qui prend davantage de relief lorsqu’elle est mise en regard des indicateurs environnementaux, sociaux, éthiques et achats publiés par le groupe dans son Document d’enregistrement universel 2025.

Atos passe à l’or EcoVadis avec des scores élevés en durabilité

Atos, société spécialisée dans la transformation digitale, vient de décrocher la médaille d’or d’EcoVadis, avec un score durabilité de 85/100. Climat, consommation énergétique, chaîne d’approvisionnement, droits humains, diversité ou encore prévention de la corruption : ces données permettent de replacer le résultat EcoVadis dans une politique RSE plus vaste, construite autour d’une analyse de double matérialité et d’objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance. La performance est particulièrement marquée sur trois volets. Atos obtient 97 sur 100 en éthique, 96 sur 100 en environnement et 86 sur 100 en approvisionnement durable. Son score global atteint 85 sur 100, soit un point de plus que lors de l’évaluation précédente.

Pour Alexandra Knupe, directrice responsabilité sociale d’entreprise d’Atos Group, cette notation vient reconnaître un travail de fond : « La médaille d’or EcoVadis reconnaît l’engagement soutenu de nos équipes à intégrer la durabilité dans nos opérations et nos relations commerciales », déclare-t-elle. L’entreprise présente ainsi l’évaluation comme un indicateur indépendant de la maturité de son dispositif de durabilité, mais aussi comme un outil venant compléter son reporting extra-financier.

Atos Group emploie près de 54.000 personnes et génère près de 7,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec une présence commerciale dans 54 pays. La marque Atos dédiée aux services numériques revendique, pour sa part, plus de 52.000 collaborateurs au service de plus de 4.500 clients dans 54 pays.

Durabilité : le climat reste l’un des chantiers les mieux documentés

Sur le volet climatique, le rapport 2025 fait apparaître une baisse substantielle de l’empreinte carbone. Atos Group indique avoir réduit de 58% ses émissions de gaz à effet de serre entre 2019 et 2025, avec 1,376 million de tonnes équivalent CO2 à la fin de 2025 contre 3,303 millions de tonnes équivalent CO2 en 2019. L’objectif initial, validé par la Science Based Targets initiative, portait sur une diminution de 50% des émissions couvrant les scopes 1, 2 et 3 sur cette période.

Les consommations énergétiques montrent également une transformation du mix. En 2025, la consommation totale d’énergie ressort à 355.110 MWh, en baisse de 17% par rapport à 2024. Les énergies renouvelables représentent 62% de cette consommation totale, tandis que les sources fossiles en constituent 38%. La consommation d’énergie renouvelable s’établit à 220.998 MWh et celle issue de sources fossiles à 134.112 MWh.

Les centres de données constituent logiquement un autre levier. Le PUE moyen, indicateur qui mesure l’efficacité énergétique d’un data center, est descendu à 1,39 pour les centres stratégiques d’Atos à la fin de 2025, contre 1,44 depuis 2022. Pour l’ensemble des centres de données d’Atos Group, ce ratio atteignait 1,54 à la même date.

L’effort ne s’arrête toutefois pas aux bâtiments ou aux infrastructures. Le scope 3 représentait 96,6% des émissions totales d’Atos Group en 2025, ce qui déplace une grande partie du défi climatique vers les achats, les fournisseurs et, plus largement, la chaîne de valeur. Cette structure de l’empreinte explique notamment le recours au module Carbon Action Manager d’EcoVadis pour apprécier la maturité carbone des fournisseurs et suivre leurs progrès.

Le groupe prépare parallèlement une nouvelle trajectoire climatique construite à partir d’une année de référence 2025. Le rapport prévoit une réduction absolue de 18% des émissions des scopes 1, 2 et 3 à l’horizon 2030, puis une diminution absolue de 90% à l’horizon 2050 et une trajectoire net zéro reposant sur la neutralisation des émissions résiduelles. Ces nouveaux objectifs devaient être soumis à la SBTi en 2026, précise le document publié au titre de l’exercice 2025.

La stratégie se traduit aussi en dépenses identifiées. Atos Group chiffre à 12,773 millions d’euros les dépenses opérationnelles et d’investissement engagées en 2025 pour soutenir son plan de décarbonation, dont 9,760 millions d’euros de dépenses d’investissement et 3,012 millions d’euros de dépenses opérationnelles, peut-on lire dans son dernier Document d’enregistrement universel. Ce total inclut notamment 5,010 millions d’euros consacrés à l’optimisation de la flotte automobile et 4,750 millions d’euros à l’efficacité et à la réduction de la consommation énergétique.

Atos et l’approvisionnement durable : EcoVadis aussi utilisé côté fournisseurs

L’un des enseignements les plus intéressants du rapport RSE tient au double rôle joué par EcoVadis. Atos ne se contente pas d’être évalué par la plateforme : le groupe l’utilise également pour analyser ses propres fournisseurs. En 2025, 74% des dépenses totales d’Atos Group concernaient ainsi des fournisseurs évalués par EcoVadis ou soumis à une évaluation alternative, selon le Document d’enregistrement universel. Le groupe comptait 1.090 fiches EcoVadis valides et 764 fournisseurs ont été évalués ou réévalués dans l’année.

Le niveau moyen obtenu par ces 1.090 fournisseurs était de 63 sur 100. Le rapport compare ce résultat à une moyenne de 49,5 sur 100 pour l’ensemble de la base mondiale de fournisseurs évalués par EcoVadis et de 56,2 sur 100 pour le secteur d’activité d’Atos.

Le dispositif prévoit aussi un traitement spécifique pour les acteurs les moins performants. En 2025, 33 fournisseurs évalués par EcoVadis affichaient un score global inférieur à 40 sur 100 et représentaient 1,8% des dépenses totales d’Atos Group. Le groupe indique demander à ces fournisseurs de mettre en œuvre des plans d’actions correctives et de suivre ensuite leur progression, avec une nouvelle évaluation encouragée dans les douze mois.

Cette politique étend la logique de durabilité aux risques humains. EcoVadis sert notamment à identifier des fragilités portant sur les conditions de travail, les droits humains, le travail forcé, le travail des enfants ou la traite des êtres humains. Le rapport précise aussi que les fournisseurs dont le score sur le travail et les droits humains est faible peuvent recevoir une formation d’Atos consacrée à l’esclavage moderne et être intégrés à un processus d’amélioration. La notation externe devient ainsi un outil de diligence raisonnable et non seulement un instrument de communication RSE.

Éthique et durabilité : des indicateurs qui dépassent la médaille

Le score de 97 sur 100 obtenu par Atos sur le thème de l’éthique dans l’évaluation EcoVadis 2026, est à rapprocher du dispositif interne décrit pour l’exercice précédent. En 2025, le programme d’e-learning sur le code d’éthique couvrait 100% des salariés permanents d’Atos Group et environ 60.000 personnes étaient invitées à suivre cette formation chaque année. Les formations ciblées destinées aux fonctions commerciales et achats ainsi qu’aux dirigeants et managers affichaient également une couverture de 100% des populations visées, soit environ 2.000 personnes pour chacune de ces deux catégories.

Le groupe déclare par ailleurs n’avoir enregistré en 2025 aucune condamnation pour violation des lois relatives à la corruption et au versement de pots-de-vin, aucun incident confirmé de corruption ou de trafic d’influence et aucune procédure judiciaire publique de cette nature visant l’entreprise ou ses salariés.

La dimension sociale reste néanmoins un terrain où les indicateurs appellent une lecture plus nuancée. Sur le périmètre déclaré à la fin de 2025, Atos Group comptait 63.012 salariés dans 63 pays et avait recruté 5.588 personnes au cours de l’exercice, dont 2.053 femmes. Le groupe indiquait également avoir pourvu 91,3% de ses postes permanents par mobilité interne et conservé 90% de ses collaborateurs considérés comme clés. Dans le même temps, Atos reconnaissait ne pas avoir complètement atteint son objectif de 40% de femmes parmi les nouvelles recrues à la fin de 2025, tout en affirmant poursuivre ses initiatives en faveur d’un meilleur équilibre de genre.

Le socle RSE décrit par Atos dépasse donc le seul exercice de notation. L’analyse de double matérialité du groupe englobe notamment les émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation climatique, les ressources et l’économie circulaire, les conditions de travail, les compétences, la diversité et l’inclusion, les travailleurs de la chaîne de valeur, l’inclusion numérique, la cybersécurité, la protection des données, l’éthique des affaires et la conduite des fournisseurs. Dans cette architecture, la médaille d’or EcoVadis obtenue en 2026 fonctionne avant tout comme un indicateur externe venant se superposer à un ensemble beaucoup plus large de politiques, d’objectifs et de métriques de durabilité publiés par Atos.

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