Après des décennies d’alerte, l’ONU annonce un retour à la normale de la couche d’ozone

La couche d’ozone guérit ! Grâce à des efforts mondiaux, elle pourrait retrouver son niveau des années 1980 d’ici 2050.

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Après des décennies d’alerte, l’ONU annonce un retour à la normale de la couche d’ozone
Après des décennies d’alerte, l’ONU annonce un retour à la normale de la couche d’ozone © RSE Magazine

La couche d’ozone, cette fine enveloppe gazeuse dans la stratosphère, joue un rôle de premier plan en filtrant les rayons ultraviolets du soleil qui peuvent provoquer des cancers de la peau, perturber le système immunitaire et abîmer l’ADN. Heureusement, grâce aux efforts conjoints à l’échelle mondiale, cette barrière se reconstitue petit à petit. On prévoit même qu’elle atteindra à nouveau les niveaux des années 1980 vers 2050, d’après La Dépêche.

Des nouvelles encourageantes de l’ONU

Un récent rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies nous apporte une bonne nouvelle : le fameux trou dans la couche d’ozone est en train de se refermer. En 2024, la zone dégarnie au-dessus de l’Antarctique était moins étendue qu’auparavant, signe que la tendance est à la amélioration. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a souligné ces progrès en affirmant dans un communiqué : « Aujourd’hui, la couche d’ozone guérit », en ajoutant que « lorsque les nations prennent au sérieux les avertissements de la science, des progrès sont possibles ». Selon les prévisions, la couche d’ozone retrouvera les valeurs des années 1980 d’ici 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2040 dans le reste du monde, grâce aux efforts internationaux pour réduire et éliminer les produits chimiques nuisibles.

D’où venait le problème

Le déclin de la couche d’ozone a été mis en lumière dans les années 1970, lorsqu’on a identifié les chlorofluorocarbones (CFC) comme les principaux coupables. Ces produits chimiques, couramment utilisés dans les aérosols, réfrigérateurs et climatiseurs, provoquaient chaque année un trou particulièrement grand au-dessus de l’Antarctique, ce qui avait suscité une vive inquiétude à travers le monde.

Pour contrer ce danger, le Protocole de Montréal a été signé en 1987 au Canada. Ce traité international a permis la réduction des émissions de substances responsables de la détérioration de la couche d’ozone. Ce succès du Protocole de Montréal est aujourd’hui perçu comme une véritable victoire collective pour notre planète.

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