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20/11/2019

Les additifs alimentaires, fléau dans nos assiettes




La plupart des produits transformés commercialisés contiennent des additifs alimentaires. Une réalité de plus en plus connue du grand public et qui devrait inviter l’industrie alimentaire à évoluer.


Creative Commons - Pixabay
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Les produits alimentaires transformés ne sont pas bons pour la santé. Et s’ils ne sont pas sains c’est largement à cause de la présence importante d’additifs alimentaires. « L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) se sont associés pour tenter d’éclairer le sujet. Ils ont étudié, dans le cadre de l’Observatoire de la qualité de l’alimentation, appelé « Oqali », l’évolution de la présence des additifs dans 30 000 produits transformés, commercialisés par l’industrie agroalimentaire » nous apprend Le Monde

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre 2008 et 2016, 78% des produits étudiés affichent au moins un additif dans leurs ingrédients. 52% en affichent entre un et trois. « Une présence massive, donc. Toutefois, seul un petit nombre d’entre eux sont d’usage fréquent. Sur près de 400 additifs (édulcorants artificiels, émulsifiants, colorants, etc.) autorisés au niveau européen, 285 ont été référencés dans les listes d’ingrédients, 42 se retrouvent dans au moins 2 % des aliments et seulement 8 dans au moins 10 % des aliments » appuie le quotidien français. 

Cette présence massive rappelle surtout la dépendance de l’industrie alimentaire envers ces produits qui ont chacun une utilité bien établie. « Les additifs les plus prisés de l’industrie sont l’acide ascorbique (E530), régulateur d’acidité très présent dans les conserves de fruits, les amidons modifiés, très employés dans les sauces chaudes pour leur rôle d’épaississant, et les lécithines (E322), considérées comme des agents émulsifiants, omniprésentes dans les chocolats et produits chocolatés. Quant aux fabricants de glaces et sorbets, ils glissent dans leurs recettes des monoglycérides et diglycérides d’acides gras (E471) pour émulsifier leur préparation » ajoute Le Monde

Mais avec des consommateurs de mieux en mieux informés sur ce qu’ils mangent, les fabricants auraient tort de rater le train des nouvelles pratiques alimentaires. D’autant que les indications nutritives sont de plus en plus transparentes. 





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