En effet, si le texte est adopté, les entreprises françaises seront soumises au devoir de vigilance. Ce nouveau concept consiste à estimer que les groupes sont responsables du comportement de leurs filiales. Les maisons mères doivent ainsi s’assurer que leurs partenaires respectent bien les droits fondamentaux. Des amendes très importantes pourraient être prévues pour obliger les sociétés à mettre en pratique ce principe.
Le rapporteur du texte, Dominique Potier (PS), a expliqué que les 150 plus grandes entreprises françaises seront concernées. Ce sont ces quelques groupes qui sont visés parce qu’à eux seuls ils totaliseraient environ 80% du commerce international des Français.
RSE coercitive ou punitive
Soutenu par des associations et une courte majorité à l’Assemblée, le texte est très mal reçu par des représentants des entreprises. Avec une amende maximale prévue de dix millions d’euros, les sociétés sont montées au créneau contre une loi qu’elles estiment trop contraignantes. C’est surtout sur les effets sur leur compétitivité que les chefs d’entreprises craignent d’être pénalisés. Le patron du Medef, Pierre Gattaz, cité par BFMTV¸ a affirmé avoir « très peur (…) de ces nouvelles contraintes imposées à des sociétés françaises ».








