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15/11/2019

Il faut plus de repas végétariens à la cantine, plaide Greenpeace




Comme action concrète contre le changement climatique, Greenpeace demande aux municipalités d'adopter des repas végétariens. Avec des arguments écologiques certains, l'ONG oublie que pour ce qui est de la restauration collective, le prix reste la principale préoccupation des consommateurs.


Creative Commons Pixabay
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Plus de végétarien et de la viande de meilleure qualité. Greenpeace joint sa voix à celles de beaucoup d'autres associations et organisations concernant les repas scolaires.  « Pour lutter efficacement contre les changements climatiques, Greenpeace France demande aux communes d’augmenter l’offre de menus végétariens dans les cantines tout en proposant une viande de meilleure qualité, produite localement » explique l'ONG dans un communiqué. 

Le mérite de cette prise de position est qu'elle prend la peine d'assurer qu'il ne s'agit pas d'une campagne anti viande. La responsable Alimentation et agriculture de l'association, Laure Duclos, plaide d'ailleurs pour sortir de "l'opposition stérile"  entre les menus, comme s'il y avait un camp à choisir. « L’Observatoire nationale de la restauration collective bio et durable a montré que les villes qui mettent en place des menus végétariens sont aussi celles qui investissent le plus dans de la viande bio et locale. Il s’agit simplement de consommer moins et mieux de viande ! Tout le monde y gagne : la planète, notre santé et les éleveurs et éleveuses des territoires », lit-on dans le communiqué.

L'ONG a donc lancé une campagne nationale d'affichages pour inviter à s'emparer de ce sujet. En s'appuyant sur la loi EGalim (voir ici notre article à ce sujet), les militants assurent qu'il faut avancer vers des menus avec moins de protéines mais de meilleures qualité.  Alors que, poursuit le texte,  «les émissions de gaz à effet de serres liées à l’élevage représentent 14,5 % des émissions mondiales, Greenpeace France appelle l’ensemble des collectivités territoriales à mettre en place deux menus sans viande ni poisson par semaine dans les cantines, comme le font déjà Lille, Grenoble, Paris 2e, 19e et 11e ou encore Mouans-Sartoux, et invite les citoyennes et citoyens à rejoindre le mouvement Cantineverte.fr. »

Reste que la question centrale des cantines scolaires concerne leur subvention par les municipalités. Souvent lourdes sur les budgets, s'éloigner du modèle industriel représente une prise de risque et des coûts importants qui découragent nombre d'édiles. 






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