La situation est la même pour tous, mais Toyota était mieux préparé. Le groupe automobile japonais est moins affecté que ses concurrents par la pénurie internationales de semi-conducteurs, ce composant électronique indispensable pour les véhicules modernes. Pire alors que d’autres marques annoncent des prix qui vont augmenter pour compenser la crise covid, Toyota affiche des résultats insolents. « Une incroyable série de vents contraires s’est abattue sur l’industrie automobile mondiale depuis l’an dernier : la pandémie de coronavirus suivie de la pénurie de semi-conducteurs, des aléas climatiques en Amérique du Nord et à Taïwan au début de cette année, et au Japon l’incendie accidentel en mars d’une usine de semi-conducteurs de Renesas, important fournisseur de l’industrie automobile. Malgré cela, Toyota a dépassé ses objectifs de ventes en volume sur son exercice 2020/21 clos fin mars (9,92 millions de véhicules écoulés au total pour toutes ses marques) et vise 10,55 millions d’unités en 2021/22, selon le communiqué de ses résultats annuels publiés mercredi » explique l’Agence France presse.
Une des raisons de cette situation vient de l’expérience des crises que le groupe a acquis il y a dix ans après l’accident de Fukushima. Après l’incident, l’industrie du pays avait connu de grandes secousses avec des chaines d’approvisionnements brisées. « Le géant nippon a commencé à l’époque à passer en revue tous ses fournisseurs, jusqu’aux plus indirects. Ce qui lui a permis d’acquérir une connaissance très approfondie de sa chaîne d’approvisionnement, pour réagir plus vite en cas de crise. Ainsi Toyota « était bien mieux préparé que n’importe quel autre constructeur automobile dans le monde » à la pénurie actuelle de puces électroniques, estime M. Richter, (un expert du secteur NDLR) interrogé par l’AFP. « Ce travail post-Fukushima, on l’a tous fait », assure à l’AFP une source proche d’un autre constructeur automobile japonais. « Mais Toyota est celui qui l’a fait le mieux, et qui l’a maintenu » dans la durée, reconnaît cette source, partagée entre admiration et jalousie. »








