Filmée sous l’Antarctique, cette apparition rarissime d’un requin bouleverse tout

Un requin dormeur filmé en Antarctique pour la première fois !

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Filmée sous l’Antarctique, cette apparition rarissime d'un requin bouleverse tout
Filmée sous l’Antarctique, cette apparition rarissime d’un requin bouleverse tout © RSE Magazine

Dans une avancée qui intrigue et enthousiasme la communauté scientifique, un requin dormeur a été filmé pour la première fois dans l’océan Antarctique grâce à une caméra sous-marine. Cette observation remarquable, relayée par l’Associated Press (AP), offre un nouvel éclairage sur la vie marine dans des zones très peu connues. Le requin, souvent décrit comme un « grand poisson », a été vu dériver nonchalamment devant la caméra, une première pour cette espèce dans ces eaux glacées.

Ce que montre la vidéo

La séquence a été tournée avec une caméra sous-marine exploitée par le Minderoo-UWA Deep-Sea Research Centre. On y voit le requin dormeur, membre de la famille Somniosidae, se déplacer paisiblement à une profondeur de 490,1 mètres. Filmée au large des îles Shetland du Sud, la vidéo donne un aperçu rare d’une espèce jusque-là surtout associée aux eaux plus tempérées de l’océan Pacifique. Le fait qu’il évolue à des températures proches du point de congélation montre une capacité d’adaptation surprenante.

Que le requin ait été observé à cette profondeur prend encore plus d’importance sachant que peu de caméras sont installées aussi profondément dans cette région. Cette plongée dans un milieu difficile à étudier confirme la présence discrète de cette espèce dans l’océan Austral, et contredit l’idée reçue selon laquelle les requins seraient absents de l’Antarctique.

La répartition géographique s’élargit

La présence d’un requin dormeur en Antarctique change la donne sur le plan biogéographique. Elle prouve que l’espèce n’est pas confinée à l’hémisphère Nord, comme on le pensait jusqu’ici, explique Futura Sciences. Ces requins sont généralement observés dans le Pacifique Nord, mais leur détection en Antarctique pourrait indiquer que le réchauffement des océans pousse certaines espèces à explorer de nouveaux habitats.

Alan Jamieson, chercheur et directeur fondateur du Minderoo-UWA Deep-Sea Research Centre, commente cette découverte inattendue : « Nous sommes descendus là-bas sans nous attendre à voir des requins parce qu’il y a une règle empirique générale selon laquelle on ne trouve pas de requins en Antarctique. » Cette observation remet en cause cette règle et souligne l’importance de poursuivre l’exploration de ces zones peu connues dans le cadre de la conservation marine.

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