L’expiration des titres-restaurant 2025 interviendra au premier trimestre 2026, selon un calendrier désormais bien encadré. Ces titres-restaurant, devenus un complément de revenu central pour des millions de salariés, sont en effet soumis à des règles strictes de validité. Dans ce contexte, entreprises et directions des ressources humaines ont un rôle clé à jouer pour préserver le pouvoir d’achat et garantir l’accès effectif aux droits des salariés.
Titres-restaurant 2025 : comprendre l’expiration et les règles applicables aux salariés
L’expiration des titres-restaurant 2025 obéit à une logique réglementaire souvent mal comprise. En pratique, les titres-restaurant ne disparaissent pas automatiquement au 31 décembre de leur année d’émission. Les titres-restaurant papier restent utilisables jusqu’au 31 janvier 2026, tandis que les titres-restaurant dématérialisés peuvent être dépensés jusqu’au 28 février 2026, selon les informations rappelées par RTL. Cette différence de calendrier, pourtant essentielle pour les salariés, reste largement méconnue en entreprise.
Cependant, une fois l’expiration des titres-restaurant 2025 atteinte, les règles se durcissent. Les titres-restaurant papier périmés ne peuvent plus être utilisés en paiement. En revanche, le salarié conserve un droit fondamental : celui de demander l’échange de ses titres-restaurant non utilisés. Ce mécanisme, prévu par la réglementation, impose à l’entreprise d’accepter les titres périmés dans un délai généralement fixé à quinze jours après leur date limite, afin de les remplacer par des titres-restaurant valables.
Expiration des titres-restaurant et responsabilités des entreprises face aux droits des salariés
L’expiration des titres-restaurant 2025 engage directement la responsabilité sociale des entreprises. En effet, les titres-restaurant constituent un avantage social cofinancé par l’employeur, et leur mauvaise gestion peut entraîner une perte sèche pour les salariés. Or, une part significative des bénéficiaires ignore encore les modalités d’échange après expiration. Cette situation pose un risque managérial évident, notamment en matière de climat social et de confiance.
D’un point de vue juridique, l’entreprise n’a pas le droit de refuser l’échange de titres-restaurant papier périmés lorsqu’il est demandé dans les délais légaux. Ce droit découle du cadre fixé par l’administration et rappelé par Économie.gouv.fr. Pour les titres-restaurant dématérialisés, la situation diffère : l’échange est souvent automatisé par l’émetteur, ce qui réduit le risque de perte, mais nécessite une communication claire auprès des salariés. À défaut, l’expiration des titres-restaurant peut être vécue comme une injustice sociale.
Le rôle stratégique de l’information en entreprise
L’expiration des titres-restaurant 2025 s’inscrit dans un contexte de tension persistante sur le pouvoir d’achat. Cet avantage représente un soutien quotidien pour environ cinq millions de salariés et leur valeur cumulée sur une année peut atteindre plusieurs centaines d’euros par salarié, rendant toute perte particulièrement sensible.
Dans ce contexte, informer devient un acte managérial à part entière. Les entreprises ont tout intérêt à intégrer l’expiration des titres-restaurant dans leurs communications internes, qu’il s’agisse de notes RH, d’intranets ou de réunions d’information. Cette pédagogie est d’autant plus nécessaire que l’usage élargi des titres-restaurant pour l’achat de tous les produits alimentaires, prolongé jusqu’au 31 décembre 2026, entretient parfois une confusion sur leur durée de validité. En anticipant l’expiration des titres-restaurant et en rappelant clairement les droits des salariés, les entreprises renforcent leur crédibilité sociale tout en protégeant concrètement le pouvoir d’achat.








