D’ici 2050, la chaleur extrême va bouleverser la vie de près d’un humain sur deux

D’ici 2050, près de 4 milliards de personnes pourraient subir des chaleurs extrêmes.

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D’ici 2050, la chaleur extrême va bouleverser la vie de près d’un humain sur deux
D’ici 2050, la chaleur extrême va bouleverser la vie de près d’un humain sur deux © RSE Magazine

Une étude récente menée par l’université d’Oxford, publiée dans la revue scientifique Nature Sustainability le lundi 26 janvier 2026, dessine un avenir inquiétant lié au réchauffement climatique. Selon cette recherche, si la planète atteint un réchauffement de 2°C, près de la moitié de la population mondiale sera exposée à des jours de chaleur extrême d’ici 2050. Cette révélation souligne l’urgence de politiques plus efficaces pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Des milliards face à la chaleur

D’après les projections, 3,79 milliards de personnes pourraient être touchées par des chaleurs extrêmes d’ici 2050, contre 1,54 milliard en 2010. Cela représente une montée alarmante de 23 % à 41 % de la population mondiale confrontée à ces conditions.

Parmi les pays déjà fortement concernés figurent l’Inde, le Nigeria, l’Indonésie, le Bangladesh, le Pakistan et les Philippines. La République centrafricaine, le Soudan du Sud, le Laos et le Brésil pourraient aussi connaître des augmentations de température significatives.

Les pays traditionnellement plus froids ne seront pas épargnés : le Canada, la Suède, le Royaume-Uni, l’Autriche, la Finlande, la Norvège et l’Irlande pourraient voir le nombre de leurs jours chauds doubler, voire tripler.

Tensions sur l’énergie et les infrastructures

L’étude souligne les effets importants sur la consommation énergétique liés à l’augmentation des jours de chaleur extrême. Une demande pour la climatisation, promise à augmenter, pèsera sur les réseaux électriques, notamment dans les pays en développement.

Selon Radhika Khosla, coautrice et professeure à l’université d’Oxford, « Nos conclusions devraient nous alerter », insistant sur la nécessité de développer des infrastructures adaptées pour faire face à ces changements.

Les infrastructures des pays plus froids, conçues pour capter la chaleur solaire et limiter la ventilation, risquent d’être particulièrement vulnérables. Concrètement, des transports publics sans climatisation deviendront insuffisants face à la hausse des températures. « Étant donné que les bâtiments et les infrastructures de ces pays sont principalement conçus pour des conditions climatiques froides, même une augmentation modérée de la température peut avoir des effets disproportionnés », avertit l’étude.

Ce que doivent faire les responsables politiques

Le climatologue Jesus Lizana, principal auteur de l’étude, déclare que « le besoin d’adaptation à la chaleur extrême est plus urgent que ce qui avait été estimé auparavant ». Il insiste sur la nécessité de mettre en place de nouvelles infrastructures dans les années à venir, tout en donnant la priorité au développement durable et à la neutralité carbone.

Khosla ajoute : « Un développement durable, respectant la neutralité carbone, reste la seule voie pour inverser cette tendance vers des journées de plus en plus chaudes. Il est impératif que les responsables politiques se dirigent de nouveau dans ce sens. »

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