Le 30 décembre 2025, Disney a formalisé un accord avec les autorités américaines pour clore une enquête portant sur la collecte de données personnelles d’enfants.
Disney a laissé ouverte la collecte de données de mineurs
L’enquête fédérale visait directement Disney pour des manquements présumés aux règles encadrant les données personnelles des enfants. Selon les autorités, Disney n’aurait pas correctement signalé certains contenus vidéo comme destinés à un public mineur. Dès lors, et par conséquent, ces contenus ont permis la collecte de données personnelles d’enfants de moins de 13 ans sans consentement parental, un point central de la sanction infligée à Disney.
Les autorités reprochent à Disney d’avoir laissé opérer des mécanismes publicitaires et de suivi sur des vidéos regardées par des enfants. Or, selon la Federal Trade Commission, cette absence de classification adéquate a facilité l’exploitation de données personnelles sensibles.
Disney face à la sanction : montant, cadre légal et données chiffrées
La sanction financière infligée à Disney s’élève à 10 millions de dollars, soit environ 9,2 millions d’euros, selon Reuters. Ce montant correspond à une pénalité civile visant à solder les accusations sans reconnaissance formelle de faute. Toutefois, cette sanction pécuniaire ne constitue qu’une partie de l’accord global conclu par Disney avec les autorités américaines.
En parallèle, l’accord impose à Disney une injonction judiciaire contraignante. Celle-ci oblige le groupe à revoir en profondeur ses processus internes liés aux données personnelles des enfants. Selon le Department of Justice, le groupe devra instaurer des contrôles renforcés afin d’empêcher toute collecte future non autorisée. À ce titre, Brett A. Shumate, procureur général adjoint, a déclaré que « le Département de la Justice prendra des mesures rapides pour éliminer toute atteinte illégale au droit des parents de protéger la vie privée de leurs enfants », selon le communiqué officiel.
Accord, obligations et portée de la décision concernant Disney
Au-delà de la sanction financière, l’accord conclu par Disney prévoit un programme de conformité obligatoire. Ce dispositif impose notamment la mise en place de procédures internes strictes afin de garantir que les contenus destinés aux enfants soient correctement identifiés. Par conséquent, Disney devra former ses équipes et auditer régulièrement ses pratiques, sous le contrôle des autorités compétentes.
La portée symbolique de cet accord est également soulignée par la Federal Trade Commission. Son président, Andrew N. Ferguson, a affirmé que « notre ordre pénalise l’abus de la confiance des parents par Disney et ouvre la voie à une meilleure protection des enfants en ligne ». Cette décision établit un précédent clair pour l’ensemble du secteur. Elle rappelle que Disney, en tant qu’acteur mondial, est soumis aux mêmes exigences strictes que les autres plateformes, notamment lorsqu’il s’agit de données personnelles et de la protection des enfants.








