La confiance des consommateurs envers l’eau en bouteille est de plus en plus fragile. 60 Millions de consommateurs publie une analyse qui met en lumière des problèmes sérieux sur certaines eaux vendues en France. Le rapport pointe un manque de transparence et des pratiques commerciales douteuses, ce qui pousse beaucoup de Français à revoir leurs choix pour s’hydrater.
Transparence en berne et révélations qui font tiquer
Les révélations de 60 Millions de consommateurs éclairent des pratiques peu reluisantes dans le secteur des eaux embouteillées. Des groupes industriels sont dénoncés pour des traitements interdits, des forages irréguliers et des contaminations microbiennes, des éléments qui ont contribué à une forte défiance envers ce produit de consommation courante, notamment en raison des microparticules de plastique.
Le magazine insiste aussi sur une évolution discrète des étiquettes : certaines marques passent de « naturellement gazeuse » à « finement pétillante » sans expliquer clairement le recours fréquent à la gazéification artificielle. Cette pratique sert souvent à masquer l’insuffisance de gaz naturel à la source, un point que le grand public ne soupçonne pas toujours.
Eaux aromatisées et pastilles : on se fait avoir ?
Les eaux aromatisées ont vu leurs ventes atteindre 199,5 millions d’euros entre mai 2024 et mai 2025, mais elles soulèvent aussi des questions de transparence et de santé. Contrairement aux eaux minérales classiques, ces boissons peuvent être désinfectées, et des forages trop contaminés, comme ceux utilisés par Maison Perrier en 2024, interviennent parfois dans leur production. Si elles peuvent offrir une sécurité sanitaire, leur composition nutritionnelle pose des réserves.
Ces boissons contiennent souvent entre 5 à 16 grammes de sucre par verre de 200 ml, ce qui les rend comparables à des sodas. 60 Millions de consommateurs les qualifie même de « comparable à un soda », ce qui interroge leur image d’alternative saine.
Les pastilles d’hydratation, qui promettent de rendre l’eau plus attrayante, utilisent des édulcorants comme la stevia ou le saccharose. Même si ces produits ne représentent pas un danger immédiat, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté en 2023 sur des effets indésirables possibles à long terme, notamment une hausse des risques de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.








