Les bougies parfumées, souvent allumées pour créer une atmosphère cosy, pourraient en réalité mettre notre santé en danger. Selon une étude publiée par l’Ademe (Agence de la transition écologique) le 4 octobre 2024, ces accessoires déco courants participeraient à la pollution de l’air intérieur, surtout en hiver quand l’air circule moins.
La pollution chez nous : un souci pas assez remarqué
On passe en moyenne 14 heures par jour à la maison, donc la qualité de l’air qu’on respire est vraiment importante pour notre bien-être. En hiver, la situation se corse : les fenêtres restent fermées et l’air ne se renouvelle pas. Les bougies parfumées rejettent divers composés organiques volatils (COV) comme le toluène, le formaldéhyde et l’acétaldéhyde. Ces substances peuvent être irritantes et sont parfois reconnues comme cancérigènes ou toxiques pour la reproduction et le développement.
Les oxydes d’azote (NOx) émis par ces bougies peuvent également gêner les personnes souffrant d’asthme ou causer des irritations aux yeux et aux voies respiratoires. Une exposition longue à ces polluants pourrait même réduire considérablement l’espérance de vie.
Les risques pour la santé liés aux bougies parfumées
Les dangers ne se limitent pas aux composés dégagés pendant la combustion. Même après extinction, les bougies continuent de libérer des particules fines dans l’air ambiant, alerte actu.fr. Sans aération suffisante, une heure de combustion peut faire grimper les niveaux de particules fines bien au-dessus des 15 µg/m³ recommandés par l’UNEP, dépassant ce seuil de plus de 20 fois.
Les personnes ayant des problèmes respiratoires ou des allergies y sont particulièrement exposées. L’inhalation de ces substances peut entraîner toux, éternuements et irritation des poumons. Le niveau de danger varie selon la composition chimique des bougies utilisées.
Composition et alternatives plus responsables
Les bougies bas de gamme sont souvent fabriquées à partir de cire de paraffine, un dérivé du pétrole qui rejette des toxines en brûlant. À l’inverse, les bougies de meilleure qualité utilisent généralement de la cire d’abeille ou des cires végétales issues du soja ou du colza. Ces options se révèlent meilleures pour la santé et sont biodégradables.
Les parfums et les colorants ajoutés jouent également un rôle dans les effets sur notre organisme. Les parfums synthétiques utilisés dans les produits industriels peuvent libérer des substances dangereuses (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques). Pour limiter les risques, il vaut mieux opter pour des parfums naturels et éviter les colorants artificiels.
Bonnes pratiques pour une utilisation plus sûre
Pour réduire les risques liés aux bougies parfumées, plusieurs gestes simples peuvent être adoptés. Choisir des bougies en cire naturelle avec des mèches en coton est une bonne option. Il est aussi recommandé d’aérer la pièce pendant au moins dix minutes après avoir éteint la bougie afin de dissiper les polluants accumulés.
- Limiter leur usage en présence de personnes sensibles
- Utiliser un briquet plutôt que des allumettes pour diminuer l’exposition aux substances nocives
Depuis 2017, une réglementation impose l’affichage de mentions précautionnaires sur les désodorisants à combustion, et le ministère de la Santé déconseille même l’usage des bougies parfumées. De plus, la publication du magazine « 60 millions de consommateurs » rappelle la nécessité de renforcer les règles sur les substances utilisées dans les parfums d’intérieur. Même si certains dispositifs comme les diffuseurs passifs posent moins de problèmes, ils ne sont pas entièrement sans risque.








