La mer de Glace, le plus grand glacier de France situé en Haute-Savoie, subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique. Pour essayer de ralentir sa fonte, on a installé des bâches thermiques en début d’automne. L’idée, c’est de protéger ce joyau naturel face à des étés qui grimpent jusqu’à 28 °C en montagne. La situation inquiète autant les scientifiques que le grand public, tant les retombées pourraient toucher l’environnement et le tourisme local.
Installation des bâches thermiques sur le glacier
Pour tenter de protéger la mer de Glace, des bâches thermiques ont été déployées par hélicoptère. Leur rôle principal ? Refléter la lumière du soleil afin de freiner la fonte des glaces et préserver la neige qui se trouve dessous. Cette solution, même si elle aide sur le moment, n’est pas idéale : elle coûte cher et n’est pas très écolo, ce qui pose un vrai dilemme entre sauvegarder le glacier rapidement et assumer les effets sur le long terme.
Pour vous donner une idée de l’ampleur du problème, le glacier a perdu plus d’un kilomètre en longueur et 11 mètres d’épaisseur ces vingt dernières années, illustrant une perte de glace. Rien que cet été, la glace s’est faite la malle sur une étendue impressionnante de 20 kilomètres, confirme Valeurs Actuelles. Avec de tels chiffres, il est urgent de trouver d’autres solutions.
Où en est le glacier aujourd’hui ?
La mer de Glace se situe à plus de 1 800 mètres d’altitude et attire environ 350 000 touristes chaque année. Pourtant, sa condition se dégrade rapidement à cause du réchauffement climatique. Les vagues de chaleur répétées accélèrent la fonte et inquiètent de plus en plus les spécialistes, notamment en ce qui concerne les ressources en eau.
Ludovic Ravanel, géomorphologue et directeur de recherche en laboratoire, ne cache pas ses inquiétudes face à cette évolution spectaculaire. Il se souvient de ses balades il y a vingt ans sur le glacier : « Il fallait sauter par-dessus des crevasses et en contourner plein d’autres. » Aujourd’hui, il regrette de constater qu’« il n’y a effectivement plus rien ».
Une opération récente à Tignes a montré que, grâce aux bâches thermiques, environ 70 % du volume de neige initial peut rester en place. Cela souligne que, malgré ses défauts, cette méthode peut préserver une bonne partie de la neige.








