Les data centers américains pompent tant d’eau que des villes entières s’assèchent

Les data centers, moteurs de notre ère numérique, consomment une quantité d’eau incroyable, affectant directement des communautés.

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Les data centers américains pompent tant d’eau que des villes entières s’assèchent
Les data centers américains pompent tant d’eau que des villes entières s’assèchent © RSE Magazine

Les data centers, véritables piliers de l’ère numérique, jouent un rôle clé dans le fonctionnement de technologies pointues comme l’intelligence artificielle. Ces grandes installations, qui font office de cerveau et de mémoire à nos systèmes informatiques, suscitent toutefois des interrogations sur leurs répercussions pour la planète. Leur besoin en électricité et en eau pour faire tourner et refroidir les serveurs est impressionnant, ce qui se répercute sur les ressources locales.

Les effets sur l’environnement et l’utilisation des ressources

Les data centers influencent fortement notre environnement, notamment par leur consommation d’eau excessive. Dans plusieurs états américains, cette forte demande prive parfois les habitants d’un accès suffisant à l’eau. Par exemple, en Géorgie, près d’un nouveau centre de données, la disponibilité de l’eau a chuté, touchant directement les populations locales.

La consommation en eau reste étonnante. Une simple requête à l’intelligence artificielle peut nécessiter jusqu’à 50 centilitres d’eau potable. En Arizona, un site de Microsoft consomme jusqu’à 7 millions de tonnes d’eau par an, ce qui pourrait alimenter 61 000 habitants. Cette situation fait douter de la viabilité des méthodes actuelles.

Répartition géographique et zoom sur l’Arizona

Près de la moitié des data centers dans le monde se trouvent aux États-Unis. D’après France Télévisions, on recense 3 031 centres, soit trois fois plus qu’il y a dix ans. Plus d’un tiers de ces installations se situent dans des zones où l’eau se fait rare, comme en Arizona. Cet État chaud et sec compte plus d’une centaine de data centers autour de Phoenix. Même si ces centres bénéficient d’avantages fiscaux, ils tirent fortement sur les ressources hydriques.

Nancy Caywood, agricultrice à Casa Grande, explique à France Info : « On a reçu un message en nous disant que le niveau du barrage était trop bas… On n’a plus d’eau pour cultiver quoi que ce soit dans ces champs. » Cela met en lumière le choc entre l’expansion technologique et les besoins des populations locales.

Les problèmes locaux et les idées innovantes

Les grandes entreprises technologiques achètent parfois des terres agricoles en Arizona pour étendre leurs installations. Dans le désert, les terrains coûtent moins cher, ce qui attire de nombreux projets de data centers. Toutefois, ce développement divise. Reed Spurling, militant à Tucson, réagit avec force : « Pas une goutte d’eau pour les data centers… On pourrait plutôt utiliser cette eau pour rafraîchir la ville. »

Face à ces défis environnementaux, quelques idées innovantes émergent. Des projets, comme celui de data centers flottants en Californie, sont à l’étude pour limiter la consommation des ressources. Par ailleurs, les pouvoirs publics cherchent des solutions afin que ces centres produisent eux-mêmes leur énergie.

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