Un nouveau variant du Covid menace l’automne : faut-il s’inquiéter d’un retour de l’épidémie ?

L’automne s’annonce mouvementé avec une hausse des cas de COVID-19 et un nouveau variant.

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Un nouveau variant du Covid menace l'automne : faut-il s’inquiéter d’un retour de l’épidémie ?
Un nouveau variant du Covid menace l’automne : faut-il s’inquiéter d’un retour de l’épidémie ? © RSE Magazine

À l’aube de l’automne 2025, la France enregistre une légère hausse des cas de COVID-19 qui attire l’attention des responsables de la santé. Après trois ans sans vague épidémique marquante, la situation demande à être suivie de près. Les chiffres récents de Santé Publique France, montrent une augmentation des hospitalisations et des passages aux urgences, surtout chez les enfants et les personnes âgées. Ce regain du virus se produit avec l’apparition d’un nouveau variant NB 1.8.1, déjà évoqué en Asie.

Où en est-on niveau épidémie ?

En août 2025, la courbe des hospitalisations pour suspicion de COVID-19 a connu une petite hausse chez les enfants de moins de 15 ans, confirme La Croix. Par contre, chez les adultes, la courbe reste globalement stable, même si l’on note tout de même une légère augmentation. Les passages aux urgences ont particulièrement augmenté pour les personnes âgées de 75 ans et plus, avec une progression de +18 % durant la dernière semaine d’août – soit environ 30 cas supplémentaires par rapport à la semaine précédente.

De plus, la surveillance des eaux usées met en évidence une remontée des traces du virus SARS-CoV-2, souvent annonciatrice d’une montée des cas dans la population. Même si l’hiver précédent avait été plutôt calme, ces signaux laissent entrevoir un automne qui pourrait être mouvementé.

Le variant NB.1.8.1, qu’est-ce que ça change ?

Ce nouveau variant a été identifié lors d’une flambée en Asie au printemps dernier, touchant notamment la Chine, Hong Kong, Taïwan et Singapour. À Hong Kong, le nombre de cas positifs a doublé en mai, tandis que Taïwan a recensé 330 cas graves et 47 décès liés à ce variant. Singapour n’a pas été en reste avec 14 200 infections enregistrées durant la première semaine de mai et une augmentation de 30 % des admissions à l’hôpital.

Le NB.1.8.1 présente plusieurs mutations qui lui permettent de contourner en partie les anticorps déjà présents, même si aucune étude n’a encore démontré une aggravation de la gravité des symptômes. Ceux-ci incluent mal de gorge, rhinite, fièvre, maux de tête, nausées et conjonctivites. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis ce variant sur sa liste des « variants sous surveillance » dès mai 2025.

En Europe et en France, que se passe-t-il ?

En Europe, quelques cas isolés ont été détectés au printemps, dont quatre en France. Les autorités françaises restent sur le qui-vive face à cette menace. En septembre 2025, un bulletin d’information a rapporté une hausse notable des passages aux urgences liés au COVID-19, avec un bond de 19 % et une augmentation de 17 % des hospitalisations par rapport à l’année précédente.

Certaines régions, comme le Grand Est, affichent un taux d’incidence élevé avec 121 cas pour 100 000 habitants, tandis que l’Alsace enregistre même 237 cas pour 100 000 habitants entre le 8 et le 14 septembre 2025.

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