Un gros incendie s’est déclaré mardi aux Pennes-Mirabeau dans les Bouches-du-Rhône. Le brasier a fait de gros dégâts, s’étalant jusqu’aux quartiers nord de Marseille sur un total de 750 hectares. Les secours ont été massivement mobilisés et la situation a fortement touché les riverains ainsi que les infrastructures locales. D’après la préfecture des Bouches-du-Rhône, le feu est maintenant « fixé », même si les équipes continuent d’intervenir.
Origine et propagation du feu
Tout a commencé sur l’autoroute A55. Un véhicule a pris feu en roulant, déclenchant le brasier. Selon Jean-Luc Blachon, procureur de la République d’Aix-en-Provence, la cause serait accidentelle. Le conducteur, en voyant des flammes sous le capot, s’est réfugié derrière la glissière de sécurité et a immédiatement contacté les pompiers. Malheureusement, le vent s’est emparé de la végétation environnante et le feu s’est rapidement étendu.
Conséquences pour habitants et infrastructures
Les dégâts pour les habitants sont considérables. À Marseille, 400 personnes ont été directement touchées par le sinistre. Parmi elles, 89 logements ont été affectés, dont 71 totalement ou partiellement détruits. Dans le quartier de l’Estaque, certains résidents peinent à retrouver leur domicile. Maïssa, une habitante du coin, se plaint à la rédaction de BFMTV : « J’attends depuis 18 heures, j’essaie d’accéder à mon domicile (…) il n’y a pas de feu ». Victoria, une autre riveraine, ajoute : « On est perdus, on ne sait pas ce qui se passe, on ne sait pas si nos maisons brûlent ».
Aux Pennes-Mirabeau, cinq habitations sont devenues inhabitables après l’incident. Pour répondre aux urgences, 79 personnes ont été prises en charge dans le cadre d’urgences relatives et 16 ont été acheminées vers des centres hospitaliers pour des soins supplémentaires.
Mobilisation sur le terrain
Face à ce sinistre, un dispositif impressionnant a été mis en place avec 690 sapeurs-pompiers et 175 engins intervenus au plus fort de l’incendie. Des équipes internationales ont aussi rejoint l’effort, avec des pompiers roumains et italiens envoyés pour aider dans la lutte contre les flammes à Marseille et à Narbonne.
Le bilan d’intervention signale que 67 urgences relatives ont été recensées parmi les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre impliquées. Malgré tout cela, Renaud Muselier, président de la région Sud, affirme que « tout redevient à la normale ».
Trafic perturbé et avertissements météo
Le sinistre a lourdement perturbé la circulation locale. Les trains à grande vitesse en direction de Marseille ont pu reprendre dès mercredi matin à partir de 6 heures, tandis que le service TER au nord reste suspendu, la Côte bleue n’étant pas desservie. Quant aux avions, les vols à l’aéroport de Marseille Marignane ont repris mardi soir après 21h30.
Météo-France précise par ailleurs que, même si le risque d’incendie diminue petit à petit autour de la Méditerranée, il reste élevé selon les prévisions météo. Météo-France précise par ailleurs que, même si le risque d’incendie diminue petit à petit autour de la Méditerranée, il reste élevé en raison des températures élevées. Le préfet de Provence-Alpes-Côte d’Azur appelle à la prudence en évoquant un « risque d’incendie très sévère » dans plusieurs massifs près de Marseille.









Marseille, ravagéE.