Réchauffement climatique : les années à venir seront encore plus chaudes

Saviez-vous qu’il y a 80 % de chances que la température mondiale dépasse le seuil critique de 1,5°C dans les prochaines années ?

Publié le
Lecture : 2 min
Réchauffement climatique : les années à venir seront encore plus chaudes
Réchauffement climatique : les années à venir seront encore plus chaudes | RSE Magazine

Le réchauffement climatique est une réalité à laquelle on ne peut plus échapper, modifiant notre environnement de façon considérable. Parmi les phénomènes météorologiques accentués par cette hausse des températures, El Niño se démarque par ses répercussions sur la planète. Ce phénomène contribue à multiplier les épisodes de fortes intempéries, bouleversant le quotidien de millions de personnes. Savoir ce qu’est El Niño et ce qu’il provoque aide à anticiper les défis climatiques à venir.

Comprendre le phénomène

El Niño est un événement qui se produit de façon cyclique, généralement tous les deux à sept ans dans l’océan Pacifique équatorial. Il se manifeste par un réchauffement inhabituel de la surface de l’océan dans les régions centrales et orientales du Pacifique. Normalement, les alizés soufflent de l’est vers l’ouest le long de l’équateur, chassant l’eau chaude vers le Sud-Est et favorisant la remontée d’eau froide et chargée en nutriments le long des côtes d’Amérique du Sud. Pendant El Niño, ces vents perdent beaucoup de leur force, ce qui arrête ce mécanisme naturel et fait monter nettement la température de la surface de l’océan.

Ce phénomène s’inscrit dans un cycle plus large appelé ENSO (El Niño – Southern Oscillation), qui comprend aussi La Niña, une phase où l’eau se refroidit plutôt que de se réchauffer. Les épisodes d’El Niño et de La Niña durent chacun environ un an et apparaissent avec des intensités variables, entrecoupés par des périodes neutres.

Conséquences dans le monde

Les répercussions d’El Niño se font sentir aux quatre coins du globe. En Amérique du Sud, en particulier au Pérou et en Équateur, ce phénomène engendre de fortes pluies et d’importantes inondations. Par exemple, les pluies torrentielles de 1997-1998 ont engendré des pertes économiques de plusieurs milliards de dollars et forcé le déplacement de centaines de milliers de personnes. Par ailleurs, la diminution de la vie marine affecte sévèrement la pêche dans ces régions.

En Océanie, surtout en Australie, El Niño accroît les risques de sécheresse et d’incendies de forêt. D’importantes périodes de sécheresse ont été observées en 1982, 1994, 2002, 2006 et 2015. Aux États-Unis, ce phénomène fait en sorte que les hivers soient plus doux et humides dans le sud, tandis que le nord reste plus sec.

En France, El Niño se manifeste par des hivers plus cléments, avec moins de vagues de froid. Les régions de l’Atlantique connaissent souvent de longues périodes de pluies intenses, susceptibles de provoquer des tempêtes et inondations. Les effets sur l’agriculture et les écosystèmes marins y sont également notables.

Regard sur l’avenir et le changement climatique

En regardant vers le futur, il est important de noter qu’El Niño n’est pas un événement isolé, mais un acteur déterminant dans notre réchauffement planétaire. Un récent rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) prévoit que l’élan d’El Niño devrait laisser place à La Niña courant 2024.

Les prévisions pour la période 2024-2028 estiment que la température moyenne mondiale pourrait être comprise entre 1,1°C et 1,9°C au-dessus de la moyenne d’avant l’industrialisation (1850-1900). Il y a environ 80 % de chance que, pendant au moins une année de cette période, la température dépasse temporairement le seuil critique de 1,5°C. De plus, les prévisions indiquent 86 % de probabilités pour qu’au moins une année soit plus chaude que l’année record actuelle (2023), dépassant le seuil critique.

Face à ces perspectives préoccupantes, il est urgent de mettre en place des actions concrètes pour limiter les conséquences du réchauffement. Une collaboration mondiale est nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en s’adaptant à ces conditions météorologiques de plus en plus extrêmes.

Laisser un commentaire