S’engager en RSE : une question de conviction plus que de budget

Quand on évoque la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), la première question posée est souvent « Combien cela va-t-il nous coûter ? »

Publié le
Lecture : 2 min
Bobet
S’engager en RSE : une question de conviction plus que de budget © RSE Magazine

Quand on évoque la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), la première question posée est souvent « Combien cela va-t-il nous coûter ? » Chez Bobet Matériel, spécialiste des équipements pour l’industrie agroalimentaire, en France et dans le Monde, depuis plus de 40 ans, la réponse est franche : il ne sait pas. Car ce n’est la clé du succès d’une telle démarche selon l’entreprise qui vient de passer en trois ans de la première à la deuxième étoile du label Engagé RSE délivré par l’AFNOR. Explications.

« Notre démarche RSE ne repose pas sur un budget dédié, mais sur une conviction profonde : celle qu’une entreprise durable est avant tout une organisation qui agit avec cohérence, bon sens et pragmatisme pour sa pérennité en lien avec son environnement extérieur. » Ici, les décisions ne se prennent pas parce qu’un budget annuel est disponible pour des actions rattachées à la RSE, mais parce qu’elles ont du sens pour l’environnement, pour les équipes, les clients et, à terme, pour sa performance globale.

Certes, certaines des actions ont nécessité des investissements importants. C’est le cas des équipements visant à réduire la pénibilité et les risques de troubles musculo-squelettiques, intégrés au projet d’extension en cours qui va plus que doubler la plateforme logistique (passant de 3 000 à 7 500 m²) : systèmes automatisés de stockage Kardex, cercleuses et scotcheuses automatiques (environ 1,5 M€), de la nouvelle plieuse à 500 000 €, ou encore du système de traitement et recyclage des eaux usées de l’atelier inox pour atteindre le « zéro rejet » (200 000 €).

Mais la majorité des avancées ne relève que d’un changement d’état d’esprit, d’une démarche quotidienne, sans coût majeur : « repenser nos achats pour privilégier les fournisseurs locaux, trouver des solutions de réemploi pour nos déchets, intégrer l’éco-conception dès les premières étapes de développement produit. Autant de leviers à faible coût mais à fort impact ».

Les résultats sont là : l’entreprise note une réduction de 25 % de la consommation électrique sur ses 5 dépôts du groupe en France, une baisse du taux de déchets inox en production de 2,5%, des achats réalisés auprès de fournisseurs français à hauteur de 70%, une parité parfaite au sein du comité de direction, et surtout, une ancienneté moyenne de plus de 10 ans, avec 95 % des embauches en CDI.

Et ce n’est qu’un début. L’entreprise vise désormais la 4e étoile du label d’ici trois ans, synonyme de niveau « exemplaire ». Pour cela, elle entend structurer davantage sa démarche, lance la réalisation de son premier bilan carbone et renforce la documentation de ses actions pour capitaliser sur ses bonnes pratiques.

« Le label Engagé RSE est une vraie valeur ajoutée pour la dynamique et les effets qu’il produit en interne comme en externe. Nous sommes fiers de figurer parmi les 750 entreprises labellisées en France, dont 50 en Pays de la Loire. »

Alors que Bobet Matériel n’y pensait guère il y quelques années, la RSE s’est installée au quotidien de cette belle PME française (comme il en existe bien d’autres sur le territoire), sans forcément dépenser plus, mais surtout en agissant mieux…


Par Céline Elias, responsable QSE du Groupe Bobet

Laisser un commentaire