Le réchauffement climatique, phénomène mondial bien connu, continue de provoquer des conséquences inquiétantes, notamment la fonte accélérée des glaciers un peu partout sur la planète. Ce phénomène ne se limite plus aux pôles, il touche aussi des glaciers disséminés dans différentes régions du globe. On ne peut pas passer sous silence combien cette situation se répercute sur l’environnement et sur nos vies.
Une étude qui révèle le rythme de disparition de la glace
En 2021, une étude parue dans la réputée revue Nature a mis en avant une tendance qui fait ronger : le rythme de fonte des glaciers a doublé entre 2010 et 2019 par rapport à la décennie précédente. Cette observation appelle clairement à se bouger pour freiner les effets du changement climatique. Les glaciers, véritables baromètres de notre planète, déclinent à une vitesse jamais vue auparavant.
Les chercheurs de l’université du nord de la Colombie-Britannique au Canada ont renforcé ce constat. Entre 2020 et 2024, les glaciers de l’ouest de l’Amérique du Nord et de Suisse ont perdu deux fois plus de glace que pendant la décennie antérieure. Comme le souligne Brian Menounos, professeur à cette université : « au cours des quatre dernières années, les glaciers dans l’ouest de l’Amérique du Nord et en Suisse ont perdu deux fois plus de glace que la décennie précédente ». Cette perte de glace est telle qu’elle serait capable de submerger Toronto et ses 630 km² sous 35 mètres d’eau chaque année.
Des causes variées derrière cette fonte rapide
Plusieurs facteurs se mêlent pour accélérer cette fonte des glaces. La hausse générale des températures jumelée à une baisse notable des précipitations en font partie. D’autres éléments contribuent aussi. Par exemple, l’assombrissement de la neige favorise la disparition de la glace. En Suisse, des poussières venant du désert du Sahara atterrissent sur les glaciers, les rendant ainsi plus absorbants face au soleil et réduisant la réflexion solaire.
Les feux de forêt qui ont ravagé le Canada en 2023 n’ont pas été en reste : ils ont déposé leur lot de cendres sur les glaciers, augmentant encore leur fonte et provoquant des conséquences sismiques. Ces phénomènes montrent bien que les actions humaines et les événements naturels se combinent pour aggraver la situation à l’échelle mondiale.
Des conséquences qui font réfléchir et des perspectives inquiétantes
Les effondrements de glaciers entraînent plusieurs risques à court et à long terme. D’une part, à court terme, on assiste à une multiplication des géorisques comme les crues soudaines des lacs glaciaires, ce qui menace directement les populations locales et leurs infrastructures. D’autre part, à long terme, la forte baisse du ruissellement glaciaire risque de bouleverser les écosystèmes locaux et de mettre en péril les réserves d’eau dont dépendent de nombreuses sociétés.
Ce phénomène ne figure pas encore totalement dans les prévisions climatiques actuelles, compliquant ainsi notre capacité à planifier l’avenir. Brian Menounos lance un avertissement en ces termes : « au lieu de voir nos glaciers disparaître dans 50 ans, il pourrait bien ne leur rester que 30 ans« .








