C’est officiel, le mois de janvier 2025 était le plus chaud jamais enregistré

Janvier 2025 a battu tous les records de chaleur, avec une température mondiale dépassant 1,75 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

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C'est officiel, le mois de janvier 2025 était le plus chaud jamais enregistré
Credit : Pixabay | RSE Magazine

L’année 2024 a marqué un tournant dans l’histoire du climat mondial avec des records battus, que ce soit dans l’air ou dans les océans. En janvier 2025, la tendance ne s’est pas arrêtée, faisant de ce mois le plus chaud jamais mesuré à l’échelle mondiale. Cela montre encore bien à quel point le réchauffement de la planète n’est plus une histoire lointaine.

Des températures mondiales qui décoiffent

En janvier 2025, la température moyenne mondiale a atteint 13,23 °C, dépassant de 1,75 °C les niveaux préindustriels. Ce mois marque le 18ème mois consécutif où la température moyenne de l’air à la surface de la Terre se trouve plus de 1,5 °C au-dessus des niveaux d’antan. Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au CEPMMT, a expliqué : « Janvier 2025 est un autre mois surprenant, poursuivant les températures records observées au cours des deux dernières années ».

Les océans ne sont pas en reste. La température moyenne des surfaces marines en janvier s’est élevée à 20,78 °C, ce qui en fait le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré pour les mers. Pour info, le record absolu reste à février 2024, avec une moyenne océanique de 21,06 °C. Ce phénomène a commencé dès avril 2023 et maintient des températures océaniques à des niveaux jamais vus auparavant.

Ce qui se passe côté météo

Ces chiffres ont été annoncés le 6 février par l’Institut européen Copernicus et confirmés par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ainsi que par l’agence météo de l’ONU. Julien Nicolas a d’ailleurs dit à l’AFP : « C’est ce qui est un peu surprenant… on ne voit pas cet effet de refroidissement sur la température mondiale que l’on s’attendait à voir ». La Niña, qui jusque-là avait eu un effet de refroidissement temporaire, semble s’affaiblir et pourrait disparaître d’ici mars.

Pendant ce temps, El Niño a fait son retour entre novembre 2023 et janvier 2024 avec une intensité modérée. Le Dr Bill Merryfield, climatologue à l’ECCC, précise dans un communiqué : « Les prévisions pour 2025 indiquent que la hausse exceptionnelle des températures en 2023 et 2024 devrait se poursuivre ».

Effets régionaux et réchauffement général

L’Arctique a connu un hiver anormalement chaud en janvier 2025, avec une banquise qui a atteint sa plus faible étendue depuis janvier 2018. En Europe, la températures en Europe moyenne a été de 1,80 °C, soit 2,51 °C de plus que la moyenne enregistrée entre 1991 et 2020. Les régions du sud et de l’est du continent, ainsi que la Russie occidentale, ont affiché les températures les plus élevées.

À l’inverse, des endroits comme l’Islande, le Royaume-Uni, l’Irlande et le nord de la France ont connu des températures en dessous de la moyenne. En Amérique du Nord, alors que l’Alaska affichait des températures exceptionnellement élevées, le Canada et les États-Unis devaient faire face à un effondrement des températures fin janvier.

Actuellement, le réchauffement serait d’environ 1,3 °C au-dessus des niveaux préindustriels. On prévoit que le seuil de 1,5 °C sera atteint entre 2030 et 2035 si aucune mesure drastique n’est prise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

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