La gestion des déchets verts en France fait parler d’elle et concerne aussi bien les jardiniers amateurs que les pros. Depuis février 2020, brûler ces résidus végétaux en plein air est interdit, même si cette pratique faisait partie des habitudes dans de nombreux jardins français. Cette mesure, prévue par la loi n° 2020-105 portant sur la lutte contre le gaspillage et l’économie circulaire, a pour but de limiter la pollution atmosphérique et de préserver la santé publique.
Règlement strict et retombées sanitaires
Brûler des déchets verts comme les tontes de pelouse, les feuilles mortes, les tailles de haies et les branches coupées est désormais proscrit d’après l’article L541-21-1 du Code de l’environnement. La vente et l’utilisation d’incinérateurs de jardin sont également interdites depuis février 2020. Pourtant, environ 830 000 tonnes de ces déchets continuent d’être brûlées chaque année, contribuant à une pollution vraiment marquée.
Par la combustion, ce sont plusieurs substances néfastes qui se dégagent, comme les particules fines, les oxydes d’azote, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le monoxyde de carbone, certains composés organiques volatils et les dioxines. La situation se complique quand on brûle aussi des matériaux non organiques, tels que le plastique ou le bois traité.
Sanctions et dérogations possibles
Si vous ne respectez pas cette réglementation, vous risquez une amende pouvant atteindre 750 euros selon l’article 131-13 du Code pénal. Cela dit, il existe quelques exceptions accordées par les autorités locales : le maire peut, par exemple, délivrer des dérogations temporaires en cas de manque de solutions de collecte ou si aucune déchetterie n’est proche. Par ailleurs, le préfet peut exceptionnellement autoriser le brûlage pour lutter contre certaines maladies végétales ou pour éliminer des espèces envahissantes.
Alternatives écologiques au brûlage
Face aux dangers du brûlage des déchets verts, plusieurs solutions écologiques permettent d’en assurer une gestion efficace :
- Le compostage permet de transformer ces résidus en un amendement naturel riche pour le sol.
- Le paillage aide à freiner l’apparition des mauvaises herbes tout en gardant le sol humide.
- Le mulching consiste à laisser l’herbe finement coupée sur place après la tonte.
- Les collectivités proposent souvent des services municipaux pour récupérer ces déchets ou bien offrent la possibilité de les déposer en déchetterie pour un traitement industriel.
Recycler les déchets verts directement dans son jardin est également une option intéressante : ils peuvent servir de paillage pour protéger plantes et arbustes ou être utilisés dans un composteur domestique afin de produire un engrais naturel.








