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19/06/2014

Monsanto investit 137 millions d’euros dans deux usines du sud-ouest

Jean Camier



Le géant américain annonce qu’il va poursuivre l‘investissement de 137 millions d’euros pour agrandir deux usines de production du sud-ouest de la France. Le leader mondial des OGM a arrêté les expérimentations dans ce domaine en France en 2008.


En conférence de presse le groupe d’agrochimie Monsento a annoncé qu’il allait continuer à miser sur le marché français. Le géant américain est entrain d’investir 137 millions d’euros dans deux sites de production du sud-ouest de la France.
 
« Depuis 2013, 75 millions d'euros ont été investis pour agrandir l'usine de Monsanto à Trèbes (Aude), où la firme fabrique des semences conventionnelles (non OGM) de maïs pour toute l'Europe. Ces semences, dites de base, sont ensuite plantées par des agriculteurs en contrat avec Monsanto pour les multiplier et obtenir une production à grande échelle » rapporte Le Monde. En parallèle, 62 millions d’euros vont être injectés dans un deuxième séchoir à semences et une deuxième ligne de production commerciale pour l’usine de Peyrehorade dans les Landes. Les travaux vont durer jusqu’en 2015.

Malgré l’interdiction des OGM, France premier marché d’Europe

Depuis 2008 et le Grenelle de l’environnement, la compagnie américaine ne fait plus d’expérimentations OGM sur le territoire français. Malgré l’abandon de cette activité, la France reste le premier marché de la zone Europe, Moyen-Orient et Asie. Zone qui aurait rapporté, d’après Le Monde, rapportés 2 milliards d’euros en 2013. Le chiffre d’affaires en France n’a pas été publié mais on sait que Monsento emploie 518 personnes et que plus de 2 000 agriculteurs sont liés à la firme.
 
La conférence de presse de Monsento intervient quelques jours après l’annonce par les instances européennes que la décision revenait aux Etats (notre article). Il pourrait sembler étonnant que le groupe continue à investir dans le pays qui s’est positionné comme le chef de file de l’opposition aux OGM depuis le vote d’une loi d’interdiction. En réalité, il n’existe qu’un seul type d’OGM autorisé dans l’UE (le maïs MON810) et il n’est cultivé qu’en Espagne et au Portugal, les OGM ne représentent pour l’heure qu’une faible proportion du chiffre d’affaires européen du groupe.
 
 





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