​Ecologie sans frontière prépare une nouvelle plainte contre la pollution

Sébastien Arnaud
19/05/2015


L’association Ecologie sans frontière a fait savoir qu’elle préparait une nouvelle plainte pour dénoncer la pollution de l’air. Après le classement sans suite de la première plainte, les responsables veulent recommencer arguant que la pollution est responsable de 42 000 décès prématurés chaque année.



Il y a plus d’un an déjà, l’ONG Ecologie sans frontière faisait parler d’elle en déposant une plainte contre X pour « mise en danger d’autrui ». A l’époque déjà RSE Magazine commentait l’information « Les ONG, devenues des spécialistes des coups médiatiques, utilisent régulièrement la publicité autour d’actions en justice qui ont peu de chance d’aboutir. Dans le domaine, ce sont surtout les organisations de défense des droits de l’Homme qui utilisent ces plaintes contre X. Les procédures peuvent attirer les projecteurs voire déclencher une enquête ou des demandes d’explication. »

Contrairement aux déclarations officielles des membres de l’association, la plainte n’a débouché sur aucune perquisition et a vite été classée. « Ce que ESF a voulu dénoncer et surtout faire cesser, c'est l'impunité dont bénéficient les pouvoirs publics français dans leur carence délibérée à traiter ce problème majeur de santé publique » expliquait l’association. L’action s’est ainsi résumée à un bon coup médiatique. A tel point, que l’ONG a décidé de répéter l’opération.

42 décès prématurés

L’ONG a expliqué que la pollution était responsable de 42 000 décès prématurés par an et qu’elle « cause de nombreuses maladies respiratoires et cardiovasculaires, ainsi que des cancers des poumons, dont l'impact a été évalué pour la France entière à 42.000 décès prématurés chaque année. »

« Économiquement, des études commencent à montrer que la pollution de l'air engendre des coûts de dizaines de milliards d'euros. Il y a 750.000 journées d'arrêt de travail liés à la pollution de l'air » ajoute Nadir Saïfi, le vice-président d’Ecologie sans frontière.

Tout en reconnaissant les difficultés d’identifier des responsables à ce phénomène aux causes multiples, les militants veulent marteler qu’il faut les identifier pour commencer à agir. Parmi les suspects, les porte-paroles veulent mettre un terme à « l’impunité dont bénéficient les pouvoirs publics français dans leur carence délibérée à traiter e problème majeur de santé publique. »