Stockage carbone en Outre-Mer : le CIRAD optimiste à la publication des premiers résultats

Le Cirad vient de publier les premiers résultats de son étude « 4 pour 1000 outre-mer ». Ils confirment que les sols d’Outre-mer permettent de stocker deux à trois fois plus de carbone par hectare que ceux de la métropole.

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Stockage carbone en Outre-Mer : le CIRAD optimiste à la publication des premiers résultats
Stockage carbone en Outre-Mer : le CIRAD optimiste à la publication des premiers résultats © RSE Magazine

Les premiers résultats confirment les hypothèses. « L’étude « 4 pour 1000 outre-mer » a publié ses premiers résultats sur le site de la Cirad. Selon le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, les sols ultramarins stockent globalement 2 à 3 fois plus de carbone par hectare que ceux de France. Cependant, des données manquent encore, il faut donc « combler ses lacunes permettra notamment aux agricultrices et agriculteurs d’outremer de certifier leur exploitation avec le label français Bas-Carbone », selon le Cirad » explique le Centre international en recherche agronomique pour le développement.

L’initiative 4 pour 1 000 a été lancée en 2015 au moment de la COP21. Elle visait à explorer le plein potentiel pour atténuer le réchauffement climatique dans les zones des outres mers. « En 2019, des travaux d’études ont fait le lien sur le potentiel de stockage additionnel des sols français. Pour compléter les travaux réalisés, une étude équivalente pour l’outre-mer, et coordonnée par le Cirad, a démarré fin 2020 dans sept territoires : Guyane, Martinique, Guadeloupe, Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. « Dresser un état des lieux des connaissances sur le carbone du sol » « L’objectif est de dresser un état des lieux des connaissances sur le carbone du sol dans l’outre-mer français », a expliqué Julien Demenois, coordinateur de l’étude et chargé de mission « 4 pour 1000 » au Cirad. « Mais il s’agit aussi d’identifier ce qu’on ne sait pas. Ces lacunes seront importantes à combler, notamment pour élaborer des politiques publiques préservant les stocks de carbone dans les sols ou encore, transposer dans les territoires ultramarins, les méthodes développées dans le cadre du label Bas-Carbone » » appuie le communiqué.

Seul point noir, l’étude semble remarquer une baisse des stocks de carbone en raison des « tendances d’occupations des territoires et de diversification des cultures ». 

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