Séisme en Birmanie, la nature se déchaine et fait plus de 3 000 morts

Un séisme de magnitude 7,7 a frappé la Birmanie, causant plus de 3 700 morts.

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Séisme en Birmanie, la nature se déchaine et fait plus de 3 000 morts
Séisme en Birmanie, la nature se déchaine et fait plus de 3 000 morts © RSE Magazine

Le 28 mars 2025, la Birmanie, non loin de Mandalay, a été secouée par un tremblement de terre dont la magnitude se situe entre 7,7 et 7,9. Ce séisme a même touché la Thaïlande, ce qui témoigne de sa force considérable. À l’origine de ce tremblement se trouve la faille de Sagaing, qui s’étend sur 1 200 kilomètres. Cette faille se manifeste par un glissement entre les plaques indienne et eurasiatique, la plaque indienne remontant d’environ 50 millimètres par an.

Bilan humain et dégâts sur place

Les conséquences pour la population sont vraiment dramatiques. Le bilan officiel mentionne 3 770 morts, 341 disparus et plus de 5 000 personnes blessées, dont 4 715 confirmées. Les dégâts matériels sont importants : de nombreux bâtiments se sont écroulés, des infrastructures indispensables ont été endommagées et des milliers de familles se retrouvent à présent sans abri.

Avant même ce tremblement, la Birmanie faisait face à une grave crise humanitaire à cause des conflits internes. Selon l’ONU, environ 3,5 millions de personnes avaient déjà été déplacées par les combats avant cet événement. Les spécialistes pensent que le bilan annoncé pour le séisme est probablement sous-estimé, notamment du fait des difficultés d’accès dans certaines zones touchées.

Réaction internationale et situation politique

La solidarité internationale ne s’est pas fait attendre. Dix-sept pays ont envoyé sur le terrain des équipes de secouristes et d’humanitaires pour aider les populations sinistrées. Près de 1 000 tonnes de fournitures et de matériels ont été acheminées pour soutenir les opérations. Par ailleurs, la junte birmane dirigée par Min Aung Hlaing a instauré un cessez-le-feu temporaire jusqu’au 22 avril pour faciliter l’acheminement de l’aide.

Depuis le coup d’État militaire de 2021, la Birmanie se débat dans une guerre civile qui complique encore plus les actions de secours. Dans ce climat tendu, le porte-parole des militaires, Zaw Min Tun, a déclaré : « Nous poursuivons les opérations de recherche et de sauvetage, et nous tenons à remercier la communauté internationale ainsi que les équipes médicales pour leur travail acharné. »

Analyse du séisme et recherches scientifiques

Du point de vue scientifique, ce tremblement de terre présente des caractéristiques particulières grâce à une rupture dite « boomerang supershear ». En seulement 80 secondes, cette rupture a concerné un segment de faille long de 400 kilomètres, avec une vitesse dépassant celle des ondes S. Par ailleurs, les répliques se sont essentiellement enregistrées au sud de l’épicentre.

Un fait surprenant a également été constaté : des ondes sismiques d’amplitude élevée ont été relevées au nord seulement 20 secondes après le début du séisme. L’Université de Tsukuba, au Japon, mène actuellement des recherches pointues sur cet événement. Les premiers résultats publiés dans la revue Seismica soulignent l’importance de poursuivre ces études pour perfectionner les modèles de prévision des risques sismiques majeurs.

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