En mars 2022, un spectacle naturel a fait parler de lui en Europe de l’Ouest. Les surfaces extérieures se sont teintées de rouge-orange à cause du sable venu tout droit du Sahara. Ce phénomène, dû à l’abondance de particules déposées, a inquiété sur la qualité de l’air et provoqué quelques soucis respiratoires chez certaines personnes. Ce genre de situation se produit davantage à cause des changements en cours dans nos climats, qui favorisent le transport du sable saharien vers l’Europe.
D’où vient tout ce sable ?
Les poussières désertiques représentent la première source mondiale en masse d’aérosols dans l’atmosphère. Portées par le vent, ces particules peuvent faire de longs voyages. Le Sahara et le Sahel fournissent la majorité du sable minéral. Au début du printemps, une partie de ces particules arrive jusqu’en Europe, ce qui explique bien le phénomène de mars 2022.
La découverte étonnante de matières radioactives
Pendant cet épisode, du césium-137, une matière radioactive artificielle, a été retrouvée dans des échantillons collectés en France. Même si les taux relevés n’étaient pas dangereux pour la santé, leur présence a suscité des interrogations sur leur origine. D’abord, on pensait qu’ils venaient des essais nucléaires français à Reggane (Algérie) entre 1960 et 1961, mais une étude scientifique a remis cette piste en question (les scientifiques aiment bien vérifier leurs hypothèses).
Des recherches qui surprennent
Une équipe de chercheurs français, suisses et espagnols a mené une étude détaillée et a découvert que « la signature radioactive » de ces poussières ressemblait plus à celle des essais atomiques américains et soviétiques pendant la Guerre froide. Les analyses ont révélé des niveaux de césium de l’ordre de 14 Bq/kg en médiane, bien en dessous de la limite autorisée dans les aliments en Europe (1000 Bq/kg). Pour arriver à ces conclusions, ils se sont servis de techniques variées comme l’analyse des trajectoires des masses d’air, la géochimie élémentaire et l’étude de la signature isotopique.
Une science participative qui donne des résultats
Suite à cet événement, une campagne de science participative a été lancée sur les réseaux sociaux pour ramasser davantage d’échantillons. Plus d’une centaine de prélèvements ont été collectés par des bénévoles dans six pays européens. Ce projet démontre comment la mobilisation citoyenne peut permettre de rassembler rapidement un grand nombre de données (une belle illustration du travail d’équipe!). Les résultats ont été publiés dans la revue Science Advances fin janvier.
Entre 1960 et 1961, la France a réalisé quatre essais atmosphériques à Reggane. Dans une période s’étalant sur les années 1950 et 1960, ce sont 543 essais atomiques qui ont été menés en surface avant 1963. Les réseaux sociaux ont joué un rôle important pour mobiliser les volontaires et, malheureusement, ils ont aussi pu servir à propager des informations erronées sur le sable du Sahara.









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Juste pour corriger la durée et période des explodiobw et non essais atomiques ou nucléaires, de 1960 à 1967…
Les conséquences sont à ce jours vécues dramatiquement par les populations locales et environs proches et éloignés….beaucoup de matériel afférant sont apparents et enfouis
Une signature de la civilisation apportée par la colonisation française durant 130 ans !!