Révolution ou danger ? La Chine invente des plantes capables de produire leur propre lumière

Des chercheurs chinois ont créé des plantes luminescentes inspirées d’Avatar, promettant un éclairage urbain écolo et féérique.

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Révolution ou danger ? La Chine invente des plantes capables de produire leur propre lumière
Révolution ou danger ? La Chine invente des plantes capables de produire leur propre lumière © RSE Magazine

Des chercheurs de l’Université agricole de Chine du Sud ont récemment fait un bond passionnant en biotechnologie en créant des plantes qui s’illuminent. Inspirés par les décors féériques de Pandora dans le film Avatar, ils veulent révolutionner l’éclairage urbain en proposant une alternative plus écologique aux lampadaires classiques, tout en apportant un souffle vert à nos villes avec un éclairage rouge.

La nature et le cinéma pour s’inspirer

Dans la nature, on trouve déjà des plantes qui émettent naturellement de la lumière pour se nourrir ou se protéger. Ce phénomène a longtemps fait rêver, surtout grâce au cinéma. Le film Avatar a rendu populaire l’idée d’un monde où arbres et végétaux rayonnent d’une lumière douce, créant un écosystème poétique. Les chercheurs se sont dit : pourquoi ne pas transposer cette magie dans nos villes ?

Les limites des solutions d’autrefois

Les précédentes tentatives pour rendre les plantes lumineuses s’appuyaient surtout sur le génie génétique. Mais ces méthodes se sont avérées compliquées, coûteuses et la luminosité obtenue laissait à désirer. Les problèmes techniques et financiers ont freiné leur déploiement à grande échelle.

Une méthode pas comme les autres

Détaillée dans la revue Matter, la technique mise au point par ces chercheurs se démarque par sa simplicité et son faible prix. En seulement 10 minutes, et pour environ 1,5 dollar par plante (hors main-d’œuvre), il est possible de les préparer. Le secret ? L’utilisation de « particules de phosphore rémanentes » qui captent la lumière et la diffusent petit à petit.

Ces particules, d’un diamètre idéal d’environ 7 micromètres, peuvent se faufiler à travers les tissus végétaux. Leur fonctionnement rappelle celui des jouets lumineux : elles se rechargent à la lumière du soleil ou d’une lampe LED, puis diffusent leur éclat pendant plusieurs heures.

Des succulentes qui brillent

Parmi les espèces testées, ce sont surtout les succulentes qui ont montré une lumière particulièrement vive. Leurs canaux étroits permettent une diffusion optimale des particules phosphorescentes. Après quelques minutes d’exposition à une source lumineuse, ces plantes continuent de briller pendant jusqu’à deux heures.

En changeant le type de phosphore, il est même possible de faire varier la couleur de la lumière : verte, rouge, bleue ou même multicolore. Cette possibilité ouvre des perspectives intéressantes pour aménager aussi bien nos extérieurs que nos intérieurs.

Applications possibles et avenir prometteur

Imaginez un mur végétalisé composé de 56 succulentes capable d’éclairer les environs et de permettre la lecture dans des lieux faiblement éclairés. Cette technologie pourrait remplacer les systèmes classiques pour éclairage public allées, jardins ou intérieurs d’un air tout naturel.

Avant que cette innovation ne se généralise, il faudra néanmoins examiner comment ces particules phosphorescentes interagissent avec la santé des plantes et leur impact environnemental.

Shuting Liu, première auteure de l’étude, partage son enthousiasme : « Nous voulions utiliser des matériaux déjà présents en laboratoire. Imaginez des arbres lumineux qui remplaceraient les lampadaires ». Elle ajoute aussi : « C’est impressionnant de voir comment un matériau microscopique s’intègre si bien dans la structure naturelle d’une plante ».

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