Quand le BTP devient sobre : la location comme stratégie anti-gaspillage

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Quand le BTP devient sobre : la location comme stratégie anti-gaspillage
Quand le BTP devient sobre : la location comme stratégie anti-gaspillage © RSE Magazine

Deuxième contributeur aux émissions de gaz à effet de serre en France (29 %), juste derrière les transports (31 %), le secteur du bâtiment est au cœur de la trajectoire climatique nationale. Après des décennies de hausse, les émissions liées à la construction et aux matériaux ont amorcé une baisse de 2,1 % entre 2015 et 2022, tendance qui se poursuit aujourd’hui.

Mais l’effort reste considérable : la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) fixe pour objectif de diviser par deux ces émissions d’ici 2030 et d’atteindre une quasi-neutralité en 2050. Pour y parvenir, la filière doit agir sur trois fronts : l’efficacité énergétique des bâtiments, la décarbonation des matériaux et la réduction de l’empreinte des chantiers. C’est dans ce dernier domaine que l’usage des équipements apparaît comme un levier majeur, capable de réduire à la fois le gaspillage et les émissions.

La location, levier d’efficacité et de sobriété

C’est dans cette logique que la location d’équipements s’impose comme un modèle particulièrement adapté. En mutualisant les matériels, elle réduit le gaspillage matériel et énergétique. Plutôt que de produire et faire tourner dix engins utilisés chacun à 10 %, un seul équipement, loué et exploité à pleine capacité, suffit. Résultat : moins d’acier, moins de cuivre, moins d’énergie consommée pour la fabrication et, in fine, moins de CO₂ émis.

La location protège aussi de l’obsolescence technologique. Dans un contexte d’incertitude technologique (électrique, hydrogène), elle permet aux entreprises d’accéder en permanence aux matériels les plus adaptés, sans immobiliser de capital dans des équipements vite dépassés.

Des acteurs structurants déjà mobilisés

Pour accélérer cette dynamique, le secteur peut s’appuyer sur les champions nationaux comme Loxam, dont le logo rouge et blanc a été particulièrement visible partout dans la capitale sur les chantiers des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Ces loueurs mettent à disposition du secteur BTP des flottes dimensionnées, diversifiées et optimisées pour les besoins spécifiques de chaque chantier. En renforçant leur rôle dans la chaîne de valeur et en investissant davantage dans les technologies décarbonées, la filière construction peut accélérer sa contribution à la transition bas-carbone.

Un modèle appelé à se généraliser

En conjuguant sobriété carbone, rationalité économique et agilité technologique, la location n’est plus une option marginale : elle devient un pilier de la transformation du BTP. Dans une période où chaque tonne de CO₂ compte et où la contrainte budgétaire est forte, ce modèle répond à un double impératif : faire mieux avec moins et inscrire durablement le secteur dans la trajectoire de neutralité climatique. 

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