Petit Navire demande à ses clients de renvoyer leurs boîtes de thon pour analyse au mercure : les consommateurs n’en reviennent pas

Petit Navire lance une initiative sans précédent : faire analyser vos boîtes de thon pour détecter le mercure.

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Petit Navire demande à ses clients de renvoyer leurs boîtes de thon pour analyse au mercure : les consommateurs n'en reviennent pas
Petit Navire demande à ses clients de renvoyer leurs boîtes de thon pour analyse au mercure : les consommateurs n’en reviennent pas © RSE Magazine

La marque Petit Navire a pris une décision inédite dans le secteur en invitant ses consommateurs à faire analyser leurs boîtes de thon pour mesurer les niveaux de mercure. Cette démarche fait suite à une alerte lancée en octobre 2024 par les ONG Bloom et Foodwatch, qui ont indiqué que 10 % des conserves de thon dépassaient les seuils autorisés par l’Union européenne. Ces chiffres ont provoqué une inquiétude légitime chez les consommateurs et poussé la marque à jouer la transparence totale.

Des contrôles poussés pour garantir la qualité

D’après RTL, Petit Navire propose à ses clients de participer à une vaste opération de contrôle en renvoyant leurs produits à Labexia, un laboratoire indépendant basé à Quimper, dans le Finistère. Le rôle de Labexia est central : il s’agit de mesurer précisément la teneur en mercure des produits retournés et de vérifier qu’ils respectent le seuil réglementaire de 1 mg/kg fixé par l’UE. Cette démarche proactive cherche à redonner confiance aux consommateurs tout en montrant la volonté de transparence de la marque.

Le laboratoire Labexia analysera les boîtes de thon dans le cadre de cette opération, avec une limite fixée à 1 000 tests, réservés aux premiers inscrits. Les produits doivent être envoyés sous sept jours après l’achat, via une étiquette préaffranchie pour accélérer l’analyse. Les résultats, accompagnés d’un remboursement, seront communiqués aux consommateurs sous un mois.

Ce que dit la science et l’alerte des ONG

Les révélations des ONG Bloom et Foodwatch ont mis en lumière la contamination au mercure du thon par le mercure. L’OMS classe le mercure comme l’une des substances les plus préoccupantes pour la santé publique. Le méthylmercure, présent dans l’alimentation, est particulièrement inquiétant en raison de ses propriétés neurotoxiques et de son potentiel cancérogène signalé par le Centre international de recherche sur le cancer.

Le thon, placé au sommet de la chaîne alimentaire marine, concentre des métaux lourds via le phénomène de bioaccumulation des métaux.

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