Ils pensaient connaître leur capitale : une grotte engloutie de 6 km se cache sous leurs pieds

Sous Budapest, la grotte Molnár János recèle des secrets fascinants, un écosystème unique et des passages encore inexplorés.

Publié le
Lecture : < 1
Ils pensaient connaître leur capitale : une grotte engloutie de 6 km se cache sous leurs pieds
Ils pensaient connaître leur capitale : une grotte engloutie de 6 km se cache sous leurs pieds © RSE Magazine

Située en plein cœur de Budapest, la grotte Molnár János forme un réseau fascinant de galeries sous-marines qui attire plongeurs et scientifiques. Datant de la fin du XVIIe siècle, cette merveille naturelle intéresse aujourd’hui des experts et des explorateurs du monde entier. Pourtant, ce trésor discret reste bien dissimulé sous les rues de la capitale hongroise, marqué seulement par une petite mare tranquille.

Décrite par Geo, la cavité se distingue par sa température agréable de 27 °C et son eau cristalline, alimentée par les mêmes sources thermales que les célèbres bains de Budapest. Ces caractéristiques offrent une plongée d’une limpidité rare, permettant d’observer les minéraux et cristaux qui ornent les parois. Malgré une apparente facilité d’exploration — comme l’affirme le guide de plongée Csaba Gőcze —, gouffres et passages fluviaux s’entremêlent pour créer un vrai labyrinthe, rendant chaque expédition unique.

Découvertes et études

Longue de 6 km, la grotte de Molnár János a déjà livré 5,8 km de ses mystères sous-marins, et l’exploration scientifique continue de révéler de nouvelles découvertes. Les scientifiques estiment toutefois que son potentiel pourrait atteindre 8 km. La découverte d’un nouveau passage en 2002 a considérablement élargi la carte du réseau, menant à une salle impressionnante de 86 m de long, 15 m de haut et 27 m de large. Si la profondeur peut atteindre 90 m, les plongées ouvertes au public sont limitées à 30 m pour des raisons de sécurité.

L’intérêt scientifique dépasse les seules dimensions. Les découvertes incluent des vestiges géologiques, notamment une ancienne mer disparue, ainsi qu’un écosystème unique qui attire des chercheurs de différents pays, soulignant l’importance de préserver ces écosystèmes fragiles. La faune et la flore y sont résiduelles, révélant des traces de l’ancien monde marin, semblables à des organismes abyssaux.

Laisser un commentaire