Donald Trump annule l’interdiction des véhicules thermique pour 2035, un désastre écologique

La décision de Trump d’annuler l’interdiction des voitures thermiques en Californie soulève des questions brûlantes.

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Donald Trump annule l'interdiction des véhicules thermique pour 2035, un désastre écologique
Donald Trump annule l’interdiction des véhicules thermique pour 2035, un désastre écologique © RSE Magazine

Le 12 juin 2025, le président américain Donald Trump a signé une résolution qui change la donne en matière d’environnement aux États-Unis. En annulant l’interdiction des voitures thermiques neuves en Californie à partir de 2035, il va directement à l’encontre des initiatives de cet État pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, tout comme il a ravivé le débat sur les plastiques. Ce choix soulève des interrogations sur le futur des politiques climatiques aux États-Unis et alimente les tensions entre le gouvernement fédéral et la Californie.

Une décision qui divise

La résolution signée par Trump est vue comme une attaque frontale contre les stratégies climatiques menées par les démocrates, en particulier en Californie, et s’inscrit dans une série de décisions controversées comme le retrait de l’Accord de Paris. Depuis plus de 50 ans, la Californie bénéficie d’un régime dérogatoire lui permettant d’établir ses propres standards. L’État avait prévu de mettre fin à la vente de véhicules fonctionnant uniquement à l’essence d’ici 2035, initiative que Trump qualifie d’ »affreuse » et qui, selon lui, mettrait fin à l’usage du moteur thermique. Pour lui, ce plan californien représente un véritable « désastre pour ce pays ».

Trump affirme que sa décision « sauve officiellement l’industrie automobile américaine de la destruction ». Il reproche également à la Californie de jouer au dictateur sur l’industrie automobile grâce à sa taille – étant le plus grand marché automobile des États-Unis. Selon lui, il est important que les consommateurs puissent choisir entre voitures électriques et thermiques.

Réactions en Californie et bataille judiciaire

Pour riposter à cette décision fédérale, la Californie a annoncé son intention de saisir la justice. Le procureur général de Californie, Rob Bonta, a traité cette mesure d’ »irresponsable » et « illégale », insistant sur le fait qu’elle met en péril la vie, l’économie et l’environnement de l’État. Il a aussi dénoncé l’agenda du président, le qualifiant de « diviseur » et « partisan ». Le gouverneur Gavin Newsom, lui aussi, conteste fermement ce choix et s’oppose à l’action en justice, dénonçant ce qu’il considère comme un recul notoire sur le plan climatique.

Les tensions entre Trump et l’administration californienne ne datent pas d’hier. Récemment, Trump avait même ordonné le déploiement de 700 Marines à Los Angeles. Newsom, souvent cité comme un éventuel candidat pour la présidentielle de 2028, accuse Trump d’orientation autoritaire.

Répercussions sur l’économie et l’industrie

Sur le plan économique, Trump envisage de remonter les droits de douane sur les voitures importées qui sont actuellement à 25 %. Cette initiative s’inscrit dans la remise en cause des engagements environnementaux laissés par l’ancien président Joe Biden, lequel avait fixé l’objectif d’atteindre 50 % de ventes de véhicules électriques aux États-Unis d’ici 2030. Les associations environnementales ont vivement critiqué cette mesure, estimant que ces règles sont indispensables pour diminuer la pollution.

Du côté de l’industrie automobile américaine, les bouleversements stratégiques pourraient poser problème. Des constructeurs comme Ford, General Motors ou Stellantis ont déjà investi lourdement dans l’électrification des transports. Cependant, cette instabilité politique risque de fragiliser leur compétitivité face aux marques étrangères, notamment chinoises ou européennes, qui accélèrent leur transition énergétique dans un contexte de concurrence automobile.

Ondes internationales

Au niveau international, et plus particulièrement en Europe, cette décision fait réagir. En Allemagne, certains lobbys réclament un report similaire à celui envisagé par Trump pour 2035 concernant les voitures thermiques. En France, revenir au thermique soulèverait des problématiques complexes, notamment en lien avec la nécessité de rester en phase avec les objectifs climatiques européens.

Par ailleurs, les ventes mondiales de véhicules électrifiés ont connu une hausse de 28 % au cours des cinq premiers mois de 2025, attestant d’une tendance mondiale vers une transition énergétique plus marquée.

1 réflexion au sujet de « Donald Trump annule l’interdiction des véhicules thermique pour 2035, un désastre écologique »

  1. Enfin un chef d’état intelligent qui passe outre une idéologie écologiste non réfléchie! Quand on change un mode de véhicules de transport , on fait en sorte pour que celui ci lui soit supérieur et non inférieur à celui existant …véhicules électriques , autonomie lamentable, planification obligatoire de ces trajets par rapport aux bornes de recharge , prix des modèles dissuasifs, les véhicules électriques à ce jour sont à dédiés à un usage urbain , pour cet usage ,il est presque parfait !

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